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Sécurité au travail: les politiques tardent à porter leurs fruits sur le terrain

Seul un travailleur sur trois se sent concerné par la politique de sécurité de son entreprise, révèle une enquête de Wolters Kluwer. Constat plus étonnant: 47% des travailleurs font eux-mêmes des suggestions pour améliorer la politique de sécurité et d’environnement.

Avec cette étude – menée en décembre 2016 par le bureau d’étude indépendant iVOX, – Wolters Kluwer a pu cartographier la politique des entreprises et organisations en matière d’Hygiène Sécurité Environnement (HSE). Un peu plus de 2.000 personnes ont été sondées dans le cadre de l’étude, dont des conseillers en prévention, des coordinateurs environnement, des directeurs, des employés et des ouvriers.

La sécurité n’est pas (encore) à double sens

Les entreprises belges accordent beaucoup d’importance à la sécurité. Et ça paie: dans 6 organisations sur 10, il y a eu moins de dix accidents du travail en 2016, et moins de vingt incidents (ou presque-accidents) dans 4 organisations sur 10. Près d’un conseiller en prévention sur trois (27,6%) ne consigne toutefois pas les presque-accidents, ce qui complique l’estimation de la sécurité réelle sur le lieu de travail.

Les entreprises travaillent aussi beaucoup sur la sensibilisation. Sept travailleurs sur dix déclarent ainsi avoir été activement mis au courant de l’importance de la sécurité et de l’environnement sur le lieu de travail. Ils sont aussi nombreux à savoir qui est le conseiller en prévention de leur entreprise. Le coordinateur environnement est moins connu: seuls trois travailleurs sur dix savent qui joue ce rôle. 20% des directeurs sont dans le même cas.

Bien que les conseillers en prévention, les coordinateurs environnement et les directeurs mettent l’accent sur une communication ouverte et sur l’implication, cette politique ne porte pas ses fruits sur le lieu de travail. 76% des directeurs pensent que les travailleurs sont impliqués dans la politique de sécurité, mais 35% des travailleurs à peine partagent cet avis. En matière d’environnement, seuls 22% des travailleurs disent qu’on leur demande leur avis. Chose surprenante, 47% des travailleurs proposent d’eux-mêmes des améliorations.

Les médias sociaux en temps de crise: « non, merci »

Pour faire prendre conscience aux travailleurs de l’importance de la sécurité et de l’environnement, les entreprises belges utilisent principalement les canaux classiques, tels que des formations et des affiches qui mettent en lumière les risques et les dangers. Une entreprise sur cinq mise sur l’e-learning (23%) et la vidéo (21%).

Les médias sociaux sont eux aussi loin d’être plébiscités par les conseillers en prévention et les coordinateurs environnement. Bien que la moitié des directeurs sondés pensent que ce canal est une façon pratique d’informer les travailleurs, les responsables en sécurité et en environnement sont moins enthousiastes. 30% utilisent les médias sociaux pour sensibiliser et un sur cinq seulement considère qu’il s’agit d’un outil important en temps de crise. 40% des conseillers en prévention en déconseillent l’utilisation pendant les heures de travail.

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