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Quels seront les impacts du Brexit pour votre entreprise?

L’impact du Brexit sur la Belgique sera important, car le Royaume-Uni (RU) est l’un de ses 5 principaux partenaires à l’exportation. Une des conséquences concernera de possibles restrictions quant aux possibilités pour les entreprises de déployer du personnel britannique en Belgique ou des ressortissants non britanniques au Royaume-Uni. En se préparant au pire dès maintenant les entreprises seront prêtes à toutes les éventualités, conseillent les experts.

Le conseil est issu du rapport de Deloitte intitulé Belgium’s Brexit: Why you should plan today. La Belgique occupe le quatrième rang des 27 pays de l’UE en termes de risques économiques engendrés par le Brexit, d’après les auteurs de cette étude. Les conséquences se feront principalement sentir en Flandre, qui produit 80 pour cent des exportations belges destinées au RU (et s’adjuge 87% des importations provenant de ce pays). Le total des exportations belges vers le RU représente près de neuf pour cent du total des exportations nationales (soit 31,99 milliards d’euros), alors que le RU s’adjuge près de cinq pour cent du total des importations belges (16,06 milliards d’euros au total).

Les principales exportations de la Belgique vers le RU concernent les secteurs de l’automobile, de la chimie, des aliments et des boissons, du textile (dont quelque 30 pour cent de la production sont destinés au RU), des matériaux synthétiques et de la construction mécanique. Dans les secteurs du bois, de la pierre, du verre, des équipements médicaux et des armements, les conséquences se feront principalement sentir en Wallonie, tandis que les secteurs de l’automobile et du cuir seront impactés dans la région bruxelloise essentiellement.

Si les négociations sur le Brexit débouchent sur une situation délicate (pouvant aller d’une absence d’accord à des restrictions partielles sur certaines des quatre libertés (voire toutes) des Marchés intérieurs de l’UE (libre circulation des biens, des capitaux, des services et de la main-d’œuvre), les entreprises seront confrontées à des changements au niveau des échanges et des affaires avec le RU. Cela pourrait concerner:

  • les droits de douane, les modifications des procédures douanières et des retards lors du franchissement des frontières, avec des perturbations des chaînes d’approvisionnement ;
  • des restrictions quant aux possibilités pour les entreprises de déployer du personnel britannique en Belgique ou des ressortissants non britanniques au Royaume-Uni ;
  • des restrictions quant au partage de données entre la Belgique et le RU ;
  • des modifications du régime fiscal (impôts directs et TVA) ; et
  • des exigences portant sur le respect de normes techniques différentes si les réglementations du RU 
et de l’UE divergent après le Brexit.

« Il y a deux scénarios pour le Brexit, une version ‘dure’ et une version ‘douce’, et d’innombrables variations sont possibles dans les deux cas. Quel que soit le scénario retenu, il est inévitable que les entreprises belges, tant celles qui commercent avec le RU que celles qui y sont implantées, seront confrontées à une augmentation du coût de leurs activités », observe Richard Doherty, chef du Global Brexit Service de Deloitte basé à Bruxelles.

Plan d'action

A titre d’exemple, le rapport souligne que la Belgique occupe la première place mondiale en ce qui concerne la vente de produits chimiques et de plastiques par habitant, dix pour cent de tout le personnel de l’industrie chimique mondiale travaillent en Belgique et la Flandre possède le plus grand complexe pétrochimique européen. Les exportations de produits chimiques belges vers le RU atteignent 2,5 milliards d’euros et, si l’on inclut les produits pharmaceutiques, elles représentent près de 20 pour cent de l’ensemble des exportations belges vers le RU. Avec 720 entreprises et 90.000 emplois directs en Belgique, l’industrie chimique pâtirait gravement d’une version « dure » du Brexit.

Les entreprises devraient préparer un plan d’action couvrant les processus, les systèmes et le personnel afin de réagir rapidement et de manière appropriée avant qu’il soit trop tard, conseille Deloitte. Le temps exigé pour la mise en œuvre d’importantes décisions opérationnelles implique que les entreprises ne peuvent se permettre d’attendre que les négociations politiques débouchent sur une situation claire et nette.

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