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Quelles sont les voies les plus rapides pour accéder au poste de CEO?

Le chemin vers le siège de CEO? Décrocher un MBA dans une institution prestigieuse, exercer des rôles de premier plan aussi vite que possible après l’université et grimper les échelons vers le top en évitant soigneusement les mouvements risqués. Voilà pour l’image d’Epinal. La recherche révèle toutefois un scénario complètement différent.

C’est ce qui ressort d’une étude menée sur dix années, baptisée « CEO Genome Project » et dont les résultats sont publiés dans le livre The CEO Next Door (Crown Publishing, 2018). Celle-ci s’est penchée sur l’évaluation de 17.000 patrons et l’analyse approfondie de 2.600 d’entre eux pour comprendre qui atteint le sommet et comment. Les auteurs se sont intéressés plus spécifiquement aux « CEO sprinters », ceux qui parviennent à exercer la fonction plus rapidement que la moyenne de 24 ans après leur premier emploi.

Enseignement surprenant: les « sprinters » n’accélèrent pas vers le sommet en acquérant le pédigrée parfait. Ils y parviennent en opérant des changements de carrière audacieux qui les catapultent vers le haut: 97% ont entrepris une telle expérience au moins une fois et près de 50% au moins deux fois. En revanche, à peine 24% disposaient d’un prestigieux MBA. C’est à l’occasion de ces mouvements que les dirigeants se construisent des compétences spécifiques qui les distinguent des autres — capacité de décision, fiabilité, adaptabilité, capacité à avoir de l’impact — et se font remarquer.

Le chemin vers le poste de CEO est rarement une ligne droite, soulignent les auteurs. Parfois, il faut se déplacer sur le côté, voire reculer, pour mieux progresser. Plus de 60% des « sprinters » ont exercé un rôle moins important que le précédent à un moment ou l'autre de leur carrière, par exemple en lançant un nouveau projet au sein de leur entreprise ou en rejoignant une plus petite structure. Cela peut sembler contre-intuitif, mais hériter d’un gros problème — les auteurs parlent de « big mess » —, comme une unité commerciale sous-performante, un produit défectueux ou même une faillite — représente souvent un tremplin. Plus de 30% des « sprinters » ont eu à piloter des équipes dans la tempête.

Conclusion des auteurs: accélérer votre carrière ne nécessite pas un MBA de premier plan ou un cocktail de qualités innées, mais bien des mouvements de carrière audacieux, parfois latéraux, idéalement peu conventionnels, voire même risqués. « Ce n’est pas pour les faibles de cœur, mais si vous aspirez à exercer une fonction au plus haut niveau, il vaut mieux vous y habituer… »

Source: Harvard Business Review

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