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Quel place pour le « rêve » en entreprise?

Le rêve a-t-il sa place dans le monde du travail? Peut-il devenir un vecteur d’engagement durable des salariés? Quel est le rôle des dirigeants et des managers dans cet engagement? Ces questions a priori étranges ont été posées dans le cadre d’une enquête menée par Capgemini Consulting et The Boson Project, une startup spécialiste du corporate hacking.

A la question « avez-vous besoin de rêver pour vous engager? », 81% des personnes interrogées ont répondu par l’affirmative. Et 62% des sondés affirment que, pour eux, rêver en entreprise est tout simplement « vital ». Pourtant, 42% des répondants avouent ne pas rêver dans leur entreprise actuelle. Pour 38% des répondants, rêver est « toléré » au sein de leur organisation; et ce n’est tout simplement « pas le sujet » pour le dernier tiers.

Pour Nicolas Mariotte, directeur au sein du pôle « Innovative Strategies and Transformation » chez Capgemini Consulting, le rêve constitue l’une des clés fortes de l’engagement des salariés. « Ce sont d’ailleurs ces rêveurs qui vont inventer le monde de demain en dehors des sentiers battus, qui vont créer de nouveaux territoires, de nouvelles façons de travailler. Mais une question demeure: les entreprises sauront-elles créer les conditions de ce rêve? »

Qu’est ce qui pourrait aider à lui donner sa place de moteur d’engagement dans les entreprises? Le temps, la liberté, la confiance et un projet sont les quatre mots les plus fréquemment cités de manière spontanée à la question « de quoi auriez-vous besoin pour rêver? » 47% des répondants se disent prêts à se dépasser pour un projet qui les porte; puis vient le fait de relever un « challenge de fou », qui séduit 27% des répondants. L’argent, lui, ne réunit que 7% des suffrages.

Parmi les leviers de motivation, le manager de proximité est clé, indique l’enquête, sans grande surprise: pour près de la moitié des répondants (45%), c’est lui, avec ses encouragements, qui pousse à se dépasser. Viennent ensuite les collègues (26%), puis in fine le PDG (21%). De quoi relativiser le poids donné aux « leaders charismatiques ». A quoi ressemblerait ce leader idéal? Pour les salariés, il doit être avant tout à l’écoute (19%), exemplaire (15%) et accessible (13%). « Les salariés ne veulent plus de héros, ils veulent travailler avec des personnes qui à la fois les écoutent et les inspirent, concluent les auteurs. Ce leader pourvoyeur de rêve doit aussi être ‘ordinaire’, quelqu’un auquel on peut s’identifier (55% des répondants). Il doit surtout être ‘pluriel’ (80% des répondants) incarnant une équipe qui se partage le gouvernail. »

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