< Retour au sommaire

Quatre objectifs stratégiques en matière de bien-être au travail

A la suite de la semaine européenne pour la sécurité et la santé au travail qui s’est déroulée la dernière semaine d’octobre, le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale a publié le texte de la stratégie nationale belge en matière de bien-être au travail 2016-2020.

Ce document explique comment la Belgique concrétise la communication de la Commission européenne du 6 juin 2014, relative à un cadre stratégique de l’Union européenne en matière de santé et de sécurité au travail (2014-2020). La stratégie nationale belge met l’accent sur 4 objectifs stratégiques. Chaque objectif stratégique est accompagné d’une série d’objectifs opérationnels, qui à leur tour sont précisés par un certain nombre d’actions concrètes.

Le premier objectif stratégique vise la promotion du travail sain et sûr. « Il arrive encore beaucoup trop d’accidents de travail, et on constate également de plus en plus d’affections liées au travail. Il faut donc miser sur une prévention constante des accidents du travail, entre autres par une actualisation de la réglementation sur la prévention des incendies, de celle sur les chantiers temporaires ou mobiles et de celle sur les accidents du travail graves. Il faut également porter une attention particulière à l’utilisation des agents cancérogènes, mutagènes et réprotoxiques sur le lieu de travail. Dans ce cadre, il est notamment important d’actualiser la législation relative à l’asbeste, de déterminer des valeurs limites obligatoires lors de l’exposition aux agents chimiques et de répondre aux défis posés par l’utilisation des nanomatériaux. Les risques psychosociaux et les troubles musculo-squelettiques méritent une attention permanente, en mettant des outils et des bonnes pratiques à la disposition des acteurs concernés et en les sensibilisant. »

Un deuxième objectif stratégique vise à renforcer la participation au marché du travail. « Il faut accorder une attention particulière aux travailleurs étrangers qui ne connaissent souvent pas la langue nationale et qui, de ce fait, ne comprennent pas les instructions de sécurité les plus élémentaires. Les jeunes au travail doivent être formés et doivent disposer de la connaissance nécessaire en matière de bien-être au travail. Ils doivent également pouvoir appliquer cette connaissance dans la pratique. Les conditions de travail des travailleurs âgés seront examinées afin d’être adaptées pour permettre à ces travailleurs de continuer à travailler en bonne santé. Enfin, et non des moindres, il y a les nombreux travailleurs en incapacité de travail qui disposent encore d’importantes capacités pour travailler, en dépit de leur maladie ou handicap. Un trajet de réintégration sera élaboré pour eux. »

Le troisième axe vise le renforcement de la prévention. Cet axe se focalise sur les différents acteurs impliqués dans la politique de prévention dans les entreprises. « L’employeur reste le responsable final de cette politique, mais il doit pouvoir disposer des moyens nécessaires au développement d’une telle politique de prévention. Cet aspect est particulièrement problématique dans les PME et, pour cette raison, le SPF continuera à développer des outils OIRA pour de nouveaux secteurs. Le management contribue grandement à l’exécution de la politique du bien-être et doit dès lors disposer des connaissances nécessaires pour pouvoir exécuter ses tâches correctement. Il faut également accorder une attention particulière au rôle du conseiller en prévention, et aux missions et tâches qu’il doit effectuer. Une meilleure compréhension de ce rôle est importante pour déterminer quelles tâches seront mieux exécutées par le service interne ou externe pour la prévention et la protection au travail, ou par le service externe pour la prévention et la protection au travail. Cette compréhension du rôle du conseiller en prévention est également fondamentale pour pouvoir déterminer le contenu et l’organisation de sa formation. Enfin, il faut continuer à soutenir la concertation sociale dans les entreprises. Du côté du pouvoir public, il est important d’optimiser le fonctionnement des services d’inspection, d’élaborer une réglementation de qualité et d’améliorer l’accès aux données disponibles sur les risques professionnels. »

Un dernier objectif stratégique consiste à renforcer la culture de prévention. « Cet objectif soutient l’ensemble de la stratégie nationale et lui insuffle le dynamisme nécessaire. Le développement d’une véritable culture de prévention exige en effet un changement de comportement qui implique que la prévention soit intégrée dans tous les aspects de l’activité humaine au sein de l’entreprise. C’est pourquoi cet objectif soutient tous les autres objectifs. En outre, il est important que le bien-être au travail soit intégré dans tous les domaines de l’administration publique. Cela signifie que les services publics doivent respecter la législation en matière de bien-être, tant dans leur organisation interne que dans leurs procédures d’adjudications publiques. »

Cette stratégie nationale a été élaborée après une concertation approfondie au sein du Conseil national du travail et du Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail. Le planning des actions, ainsi que leur suivi, se fera en étroite concertation avec le Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail. Le texte de la stratégie nationale belge Bien-être au travail 2016-2020 proposée par le Ministre de l’Emploi est accessible en suivant ce lien.

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages