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Près d’un employeur sur quatre est confronté à un haut niveau d’absentéisme

L'absentéisme pour cause de maladie est la principale préoccupation d'un quart des entreprises sondées par Tempo-Team. Pour mieux amortir les conséquences de ces absences, de nombreux employeurs optent pour une plus grande souplesse, entre autres en favorisant le travail à domicile, en parallèle avec une politique active de santé et un meilleur suivi des collègues malades.

L’enquête a été menée pour le compte de Tempo-Team par un bureau d'études indépendant auprès d'un échantillon représentatif de 1.050 travailleurs et employeurs ( marge d'erreur maximale de 3,04%). Dans une entreprise sur trois, il apparaît que les absences pour cause de maladie ne cessent d'augmenter depuis plusieurs années. Près d’un employeur sur quatre, et même un sur trois dans les grandes sociétés, confesse même un absentéisme élevé. Plus de la moitié des patrons constatent une augmentation à certaines périodes de l'année, en particulier hivernales. C'est surtout le cas le lundi, affirment un quart des employeurs, ou encore lors de la reprise après un week-end prolongé ou des vacances scolaires.

Un patron sur trois regrette d'ailleurs que les travailleurs malades soient trop souvent autorisés à rester chez eux jusqu'au week-end suivant, quel que soit le jour où s'est déclarée la maladie. On constate également qu'un absentéisme élevé à certains moments de l'année est plus rare (64% des répondants disent que ce n'est jamais le cas) dans les petites entreprises que dans les grandes (42%).

Souplesse et prévention comme remèdes fructueux

Aux yeux des employeurs, combattre l'absentéisme est devenu essentiel. Ils sont près de 40% à penser qu'une politique du personnel n'est réussie que si l'absentéisme est faible. Un quart des entreprises s'efforcent de combattre la perte de productivité due aux collaborateurs malades en encourageant la flexibilité sous la forme de télétravail et d'horaires flottants. Un travailleur sur cinq confirme également poursuivre le travail à la maison en cas de maladie. La moitié des employeurs estime que les médecins généralistes devraient indiquer plus clairement lorsqu'un travailleur malade peut continuer à travailler depuis son domicile.

Plus d’une entreprise sur dix investit activement dans la prévention en mettant en place des actions pour stimuler la santé et la vitalité du personnel. Ces efforts semblent être payants. Les entreprises qui y consentent sont deux fois moins souvent confrontées à une hausse de l'absentéisme pour cause de maladie que celles qui n'investissent pas dans la santé de leur personnel. On le constate aussi dans le chef des travailleurs: ceux dont les sociétés consentent de tels efforts se disent nettement plus souvent heureux au travail. Or on sait que du personnel heureux est nettement moins absent pour cause de maladie que des collègues qui se sentent moins bien.

40% des employeurs interrogés le constatent aussi et attribuent la hausse de l'absentéisme pour cause de maladie au fait que les travailleurs ne se sentent pas bien dans leur peau ou dans leur travail. Près de 10% des salariés reconnaissent demander ponctuellement un arrêt maladie parce qu'ils en ont assez du boulot. Malgré l'importance d'une approche active de l'absentéisme, une entreprise sur quatre reconnaît ne prendre aucune mesure spécifique à cet égard.

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