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Près d’un Belge sur deux est très satisfait de son travail

On parle beaucoup (trop?) de bonheur au travail. Mais quelle est la part que prend le travail dans notre bonheur? C’est ce qu’ont essayé de mesurer l’UGent, Securex et l’assureur-vie NN. Résultat: notre travail représenterait, en moyenne, près d’un cinquième (18%) de notre bonheur. La part de la satisfaction au travail dans le bonheur ressenti est trois fois plus importante chez les indépendants que chez les fonctionnaires.

Pas moins de 3.770 personnes ont participé à l’enquête, dont 77% font partie de la population active (fonctionnaires, employés, indépendants, hommes ou femmes au foyer, demandeurs d’emploi et malades de longue durée). Un échantillon représentatif de ce groupe a été sélectionné sur base de la région, de l’âge, du niveau de formation, de la catégorie professionnelle et du sexe. Le bonheur ou bien-être subjectif a été analysé sur base d’une méthode scientifique appelée l’échelle de Cantril, qui mesure la satisfaction de vie générale.

Premier constat: chez les indépendants, la satisfaction au travail explique 32% de la satisfaction de vie générale, tandis que chez les fonctionnaires, elle ne détermine que 9% de celle-ci. Cette part est de 19,8 % chez les employés, 13,9 % chez les ouvriers. Les demandeurs d’emploi et les personnes inaptes au travail attribuent à leur vie un score moyen de 4,9/10 et sont les groupes les moins heureux.

« Quand on sait qu’environ 30% à 50% de notre bonheur s’expliquent par des facteurs génétiques et qu’il reste environ 60% pour tous les autres facteurs, nous pouvons affirmer qu’une part de 32% dans notre bonheur, c’est relativement élevé, commente le professeur Lieven Annemans. Malgré le nombre limité de répondants par catégorie professionnelle, on peut dire que les résultats sont statistiquement significatifs. La bonne nouvelle, c’est que notre bonheur est déterminé par différents facteurs. On peut donc trouver un équilibre en tenant compte des autres facteurs qui l’influencent, comme par exemple les relations sociales et la santé. »

Les trois B

43% des travailleurs belges sont très satisfaits de leur travail (score de 8/10 ou plus). 23% des travailleurs sont clairement insatisfaits au travail (score de 5/10 ou moins). Les auteurs de l’étude distinguent 3 B ou trois grands piliers. Besoin d’autonomie: dans quelle mesure peut-on prendre soi-même des décisions. Besoin d’appartenance sociale: tout ce qui touche aux relations sociales et à la solitude. Besoin de compétence: dans quelle mesure se sent-on compétent et sûr de soi. Il ressort clairement de l’enquête que les 3 B ont une influence positive sur la satisfaction au travail, indépendamment d’autres facteurs comme le sexe, l’âge, le niveau de formation, la région, les revenus personnels et la satisfaction par rapport aux trajets domicile-lieu de travail.

Ainsi, sur une échelle de 0 à 10, l’autonomie au travail génère une augmentation de 0,87 point de la satisfaction au travail. Pourtant, seuls 55,5% des Belges indiquent avoir suffisamment d’autonomie au travail. L’implication au travail joue également un rôle important. 56% des Belges se sentent suffisamment impliqués, ce qui donne lieu à une augmentation de 0,37 point sur 10 de la satisfaction au travail. 69% des Belges se sentent suffisamment compétents, ce qui génère encore une augmentation de 0,2 point sur 10. Les Belges qui marquent des points pour ces trois facteurs font grimper de 1,44 point leur satisfaction au travail.

On notera que les habitants de la Région de Bruxelles-Capitale et de Wallonie obtiennent un score plus élevé en matière de satisfaction au travail, indépendamment du sexe, de l’âge, du niveau de formation, des 3 B, des revenus personnels, de la satisfaction par rapport aux trajets domicile-lieu de travail, de la charge de stress au travail, du sentiment de devoir porter un masque et de la solitude au travail.

À l’autre extrémité du spectre, on trouve des facteurs qui ont une influence négative sur notre satisfaction par rapport au travail. La solitude au travail pèse le plus lourd et génère une baisse de 1,02 point sur 10. 15% des travailleurs belges sont confrontés à cette situation. Porter un masque et ne pas pouvoir être pleinement soi-même au travail sont également des facteurs qui ont un impact négatif. Un cinquième des travailleurs (21%) affirment devoir souvent à toujours porter un masque au travail. Quant au stress, il entraîne une diminution de 0,42 point. Et pas moins de 35,5% des travailleurs belges déclarent ressentir souvent à toujours du stress au travail.

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