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Plus d’un travailleur à temps partiel sur cinq souhaite travailler plus

Parmi les 44,1 millions de travailleurs à temps partiel que comptait l'Union européenne en 2014, 9,8 millions étaient en situation de sous-emploi, ce qui signifie qu'ils souhaitaient accroître leur temps de travail et étaient disponibles pour travailler davantage. Deux tiers d'entre eux sont des femmes.

D’après Eurostat, parallèlement à la population économiquement active, l'UE comptait en 2014 11,6 millions de personnes inactives âgées de 15 à 74 ans présentant néanmoins un certain attachement au marché du travail, de sorte qu'elles pourraient être considérées comme une potentielle main-d’œuvre supplémentaire, équivalant à 4,8% de la population active de l’UE. Parmi ces personnes, 9,5 millions étaient disponibles pour travailler, mais ne cherchaient pas d'emploi – par exemple, des demandeurs d’emploi découragés – et 2,2 millions étaient à la recherche d’un emploi sans être immédiatement disponibles – par exemple, des étudiants à la recherche d’un emploi à commencer après l'obtention de leur diplôme. Cette potentielle main-d’œuvre supplémentaire, de près de 12 millions de personnes dans l'UE en 2014, était majoritairement composée de femmes (57%).

En 2014, la part de travailleurs à temps partiel en situation de sous-emploi parmi l’ensemble des travailleurs à temps partiel variait considérablement d'un État membre de l’UE à l'autre. Une majorité des travailleurs à temps partiel souhaitaient accroître leur temps de travail tout en étant disponibles pour travailler davantage en Grèce (72,1%), à Chypre (65,9%) et en Espagne (57,3%). À l'autre extrémité de l’échelle, les Pays-Bas (4%) ont enregistré de loin la proportion la plus faible de travailleurs à temps partiel en situation de sous-emploi, suivis du Luxembourg (10,5%), du Danemark (10,7%), de l'Estonie (11,2%) et de la République tchèque (11,4%). La Belgique affiche un score de 14,2%, bien en-dessous de la moyenne européenne.

La taille relative de la main-d’œuvre supplémentaire variait également beaucoup d'un État membre à l'autre, la plus forte proportion ayant été enregistrée de loin en Italie (où elle représentait 13,6% de la population active), devant la Croatie (9,6%), la Bulgarie (7,6%) et la Finlande (7,4%). Il convient de noter que, dans chaque État membre de l’UE, cette potentielle force de travail supplémentaire est essentiellement composée de personnes qui sont disponibles pour travailler, mais ne cherchent pas d'emploi. Les femmes constituaient la plus grande partie de cette potentielle main-d’œuvre supplémentaire dans tous les États membres de l’UE, à l’exception de l’Irlande et de la Finlande. Au niveau de l’UE, la force de travail supplémentaire potentielle, composée à 57% de femmes, représentait 4,8% de la population active totale.

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