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Petit à petit, une meilleure représentation des femmes dans les conseils d’administration

Encore isolées il y a 4 ans, les initiatives en faveur de la représentation des femmes dans les conseils d’administration concernent aujourd’hui plus de 30 pays dans le monde. La Norvège et la France sont en tête avec un taux de féminisation des conseils dans les sociétés cotées les plus importantes qui dépasse 30%, indique une étude de Deloitte. Ce taux est de 18,3% dans notre pays.

Mesures législatives, initiatives de place, la combinaison des deux est souvent nécessaire, constate Deloitte Touche Tohmatsu Limited (DTTL) dans son rapport « Women in the Boardroom: A global perspective ». Cette quatrième édition présente un état des lieux dans 49 pays. Si le score a de quoi impressionner, l’ambition française est plus large encore que celle de la Norvège puisque les quotas français visent également les plus grandes sociétés non cotées alors que la Norvège les a réservé aux seules plus grandes sociétés cotées.

La Suède, le Danemark, le Royaume Uni, la Finlande, l’Italie, l’Australie, Israël et l’Afrique du Sud forment ensuite un premier peloton avec un taux de féminisation des conseils entre 20 et 30%. Les autres pays viennent ensuite avec une distinction à opérer entre une vingtaine de pays dont l’Allemagne, les Etats-Unis, les Pays-Bas, la Belgique, le Canada, l’Espagne ou le Luxembourg pour lesquels le taux de féminisation se situe entre 10% et 20%; et de la dizaine d’autres dont l’Inde, la Grèce, le Portugal, la Russie ou le Brésil restant en dessous des 10%.

Au plan global, le taux de féminisation des entreprises des pays couverts par l’étude s’établit à 12% selon la base MSCI ESG Research Inc. (MSCI) et 4% celles présidées par une femme. Les pays des zones Amérique du Sud et Asie-Pacifique sont ceux dont la progression est la plus faible parmi les pays couverts par l’étude qui ne comprend que très peu de pays du Middle East et d’Afrique. Dans la zone EMEA, les progrès de représentativité des femmes dans les conseils d’administration varient significativement d’un pays à l’autre, entre l’Italie dont la loi sur les quotas de 2011 a entraîné une importante augmentation pour atteindre 24%,le Royaume-Uni, sans quota, avec un taux à 23,5% sur le FTSE 100, grâce au 30% Club lancé par Lord Davis en 2011, l’Allemagne à 19,57% pour ses sociétés cotées les plus importantes qui vient d’introduire un quota obligatoire à partir de 2016. En Espagne, malgré la loi sur les quotas de 2007, le chiffre reste plutôt bas à 12%. Enfin, le Portugal et les pays d’Europe Centrale n’ont pris aucune mesure particulière.
 
La comparaison entre pays reste toutefois difficile, admet-on chez Deloitte: chacune des initiatives ayant son périmètre propre y compris les quotas légaux dont il convient d’appréhender le périmètre couvert, la date de mise en place et les sanctions éventuellement applicables. « Incontestablement, les quotas gagnent du terrain au plan mondial, précise Carol Lambert, Associée responsable du Centre de Corporate Governance de Deloitte France. Il reste toutefois encore beaucoup de travail à accomplir. Ils ne constituent pas une solution miracle et les démarches de place très volontaristes comme en Australie fonctionnent aussi, l’idéal étant de combiner les deux. »

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