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Optimisme prudent en zone euro, enthousiasme plus marqué en Belgique

Bonne nouvelle pour les DRH: l’humeur de vos collègues financiers est « en légère amélioration » et tourne même « à l’optimisme ». C’est ce que mettent en évidence deux enquêtes menée par Deloitte auprès des CFO. Mais le contrôle des coûts reste néanmoins cité comme la première de leurs priorités, avant l’expansion organique ou le lancement de nouveaux produits.

La première est une enquête trimestrielle réalisée en Belgique, le seconde est la première enquête européenne menée par Deloitte au niveau européen. Dans le cadre de l’étude européenne, les CFO manifestent un optimisme mesuré à l’égard de leurs activités tandis qu’en Belgique, les CFO se montrent nettement plus positifs, ne cachant pas leur enthousiasme pour l’expansion de leurs activités. Dans l’ensemble, les attentes concernant la croissance en zone euro demeurent assez modérées et ne retrouveront pas rapidement leurs niveaux d’avant la crise. Mais un tiers des CFO en Europe se déclarent plus confiants, depuis ces trois derniers mois, dans les perspectives financières de leur société.

Plusieurs niveaux d’optimisme

Les niveaux d’optimisme sont globalement plus élevés dans les pays de la zone euro (20%) qu’en dehors de celle-ci (4%). « Les bonnes nouvelles à propos de l’économie européenne ne tombent qu’au compte-gouttes, mais les grandes entreprises, surtout en zone euro, commencent aujourd’hui à entrevoir un avenir plus souriant », commente Chris Gentle, Responsable des Etudes EMEA chez Deloitte. Quelque 51% des répondants anticipent une amélioration de leur chiffre d’affaires au cours des douze prochains mois, mais 1% seulement prévoit une augmentation de la marge d’exploitation. Dans les pays de la zone euro, 58% des répondants se disent optimistes quant à l’évolution des revenus, contre 37% seulement dans les pays hors zone euro. L’on constate une disparité similaire à propos de l’évolution des marges d’exploitation, 32% (net) se déclarant positifs en zone euro contre -3% en dehors de celle-ci.

Les réponses des CFO européens montrent qu’ils restent sur la défensive lorsqu’il s’agit d’évaluer les cinq priorités stratégiques les plus urgentes à leurs yeux. Le contrôle des coûts est généralement cité comme première ou deuxième priorité la plus importante dans 11 des 12 pays ayant répondu à cette question. Viennent ensuite l’expansion organique et le lancement de nouveaux produits et services. L’accroissement des dépenses en biens d’équipement ne figure sur la liste des 5 principales priorités des CFO que dans six pays et même dans ces cas, il n’est classé qu’en 4ème ou 5ème position parmi les principales stratégies.

En ce qui concerne les principaux risques auxquels les entreprises sont confrontées, les CFO européens citent généralement le risque géopolitique, la chute potentielle de la demande intérieure ou étrangère, et la multiplication des réglementations parmi leurs principales sources de préoccupation. Les risques opérationnels internes, dont la disponibilité de travailleurs qualifiés et le coût de la main-d’œuvre en général, n’apparaissent que plus bas sur la liste.

Persistante d’un climat positif en Belgique

A l’opposé, les CFO belges ont entamé 2015 dans un climat optimiste et les résultats financiers des entreprises pour le 1er trimestre de l’année n’ont pas déçu. « Parmi les participants à notre enquête, 27% s’attendent à une meilleure performance de leur entreprise qu’au trimestre précédent, déclar e Thierry Van Schoubroeck, Partner Deloitte et responsable de l’équipe CFO Survey. Les ratios performance/budget n’ont jamais été aussi hauts depuis la fin de 2010. »

Le financement est bon marché et les prêts bancaires n’ont jamais été aussi attrayants depuis le lancement de l’enquête CFO début 2009. Les niveaux perçus de risques financiers et économiques ont nettement baissé et l’appétit pour le risque est à la hausse. Les principales préoccupations demeurent le rythme de la relance économique, la capacité concurrentielle des entreprises et l’impact des changements de réglementations. La pénurie de main-d’œuvre qualifiée figure désormais plus haut sur la liste des préoccupations. Rares sont les CFO qui semblent s’inquiéter de la stabilité de la zone euro.

Pour les entreprises, les opportunités se situent essentiellement en dehors de l’UE. L’enquête constate que les sociétés davantage orientées à l’international ont des projections de dépenses d’investissement (CAPEX) deux fois plus élevées que les sociétés locales, et qu’elles anticipent également des revenus légèrement plus importants. Les CFO restent positifs quant aux priorités économiques et financières fixées par le gouvernement belge, même si l’enthousiasme extrême constaté lors de l’enquête au moment de l’installation du nouveau gouvernement s’est quelque peu estompé.

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