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Notre pays au faîte de la pression fiscale et des coûts du travail

La Belgique est le troisième État de l’OCDE ayant la pression fiscale la plus élevée, relève la FEB. Par ailleurs, notre pays se classe deuxième au classement publié par Eurostat des coûts horaires moyens de la main-d'œuvre les plus élevés, après le Danemark.

La pression fiscale totale, c’est-à-dire l’ensemble des recettes fiscales comparé au produit intérieur brut (PIB), du groupe des pays riches de l’OCDE a de nouveau atteint son niveau record antérieur à la crise financière. La pression fiscale totale en Belgique en 2013 classe notre pays troisième sur les 34 États de l’OCDE, rapporte la FEB en se fondant sur le rapport ‘Revenue Statistics’ de l’OCDE.

En 2008 et 2009, la pression fiscale a diminué dans la plupart des pays de l’OCDE à la suite de la crise financière. Mais, depuis 2010, elle a recommencé à augmenter. Dès lors, la pression fiscale moyenne dans l’OCDE a de nouveau grimpé, pour atteindre 34,1% du PIB, son niveau le plus élevé depuis 2006.

En Belgique, comme dans la plupart des autres pays de l’OCDE, la pression fiscale a diminué en 2008-2009 en raison de la crise. Toutefois, l’augmentation qui a suivi fut relativement forte, de sorte qu’en 2011 elle avait déjà retrouvé son niveau record antérieur à la crise. Par la suite, la pression fiscale totale a continué de monter jusqu’à 44,6% du PIB en 2013. Les deux seuls pays où les impôts étaient plus élevés encore en 2013 sont le Danemark (48,6%) et la France (45,0%).

Depuis 2007, la pression fiscale belge (+2,2%) a donc augmenté davantage que dans la plupart des autres pays de l’OCDE, regrette la FEB. Elle n’a augmenté davantage que dans quatre pays: la Finlande (+2,5%), la Grèce (+2,6%), la France (+2,7%) et la Turquie (+5,2%). Mais on dénombre aussi 17 pays où la pression fiscale totale était plus basse en 2013 qu’en 2007.

« Vu la pression fiscale élevée (44,6% du PIB), la dette publique (105% du PIB) et le déficit budgétaire (-3% du PIB), nous sommes tenus de réaliser des économies afin de sécuriser notre position concurrentielle et de créer des emplois et de la richesse, commente la FEB. La politique du nouveau gouvernement fédéral, qui mise sur les économies, est donc la seule politique possible et appropriée. »

Coûts de la main d’oeuvre

De son côté, Eurostat vient de publier les résultats de son enquête sur les coûts de la main-d’œuvre dans l’UE28. En 2012, les coûts horaires moyens de la main-d'œuvre dans l'ensemble de l'économie (hors agriculture et administration publique) se sont élevés à 24,2 euros dans l'UE28 et à 29,3 euros dans la zone euro (ZE18). Toutefois, cette moyenne masque des différences notables entre États membres, les coûts horaires de la main- d'œuvre s'échelonnant entre 3,4 euros en Bulgarie et 40,1 euros au Danemark.

Par rapport à 2008, les coûts horaires de la main-d'œuvre en 2012 exprimés en euros ont augmenté de 10,9% dans l'UE28 (soit à un rythme de +2,6% annuellement) et de 11,8% dans la zone euro (soit +2,8% annuellement). Tant dans l'UE28 que dans la zone euro, les coûts horaires de la main-d'œuvre en 2012 ont été le plus faibles dans le secteur “activités de service d'hébergement et de restauration” (14,4 euros dans l'UE28 et 16,9 euros dans la zone euro) et les plus élevés dans le secteur “activités financières et d'assurance” (41,2 euros dans l'UE28 et 48,5 euros dans la zone euro).

En 2012 dans l'ensemble de l'économie, les coûts horaires moyens de la main-d'œuvre les plus élevés ont été enregistrés au Danemark (40,1 euros), en Belgique (38 euros), en Suède (37,3 euros), en France (34,6 euros) ainsi qu'au Luxembourg (34,1 euros), et les plus faibles en Bulgarie (3,4 euros), en Roumanie (4,1 euros), en Lituanie (5,9 euros) et en Lettonie (6 euros). La situation était très semblable au sein du secteur manufacturier, dans lequel les coûts horaires moyens de la main-d'œuvre les plus élevés ont été observés en Belgique (42 euros), en Suède (41,4 euros) ainsi qu'au Danemark (40,6 euros), et les plus faibles en Bulgarie (2,8 euros), en Roumanie (3,7 euros), en Lettonie et en Lituanie (5,5 euros chacun). En 2012, les coûts horaires moyens de la main-d'œuvre dans l'industrie manufacturière se sont élevés à 24,7 euros dans l'UE28 et à 31,2 euros dans la zone euro.

Dans chacun des États membres, les coûts horaires de la main-d'œuvre les plus élevés en 2012 ont été observés dans le secteur des activités financières et d'assurance, et les plus faibles dans le secteur des activités d'hébergement et de restauration. Les coûts horaires de la main-d'œuvre dans le secteur financier étaient supérieurs d'au moins 50% à la moyenne nationale dans tous les États membres, à l'exception de la Finlande (+34%), de l'Irlande (+43%), de la Croatie (+45%) et de la Slovénie (+48%). Les coûts horaires de la main- d'œuvre dans le secteur des activités financières et d'assurance étaient au moins deux fois supérieurs à la moyenne nationale pour l'ensemble de l'économie au Portugal (+167%), en Roumanie (+136%), en Lettonie (+113%), en Hongrie (+110%) et à Chypre (+106%).

Par rapport à 2008, les coûts horaires de la main-d'œuvre dans l'ensemble de l'économie, exprimés en monnaie nationale, ont augmenté dans tous les États membres de l'UE, sauf en Lituanie où ils sont restés stables. Au sein de la zone euro, les plus fortes augmentations ont été enregistrées en Slovaquie (+21,4%), en Finlande (+15,8%), en Belgique (+15,7%), en Autriche (+12,6%) ainsi qu'aux Pays-Bas (+10,3%), et les plus faibles à Chypre (+0,4%) et en Lettonie (+0,5%) où les coûts horaires de la main-d'œuvre sont restés quasiment stables.

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