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Notre humeur est fonction de notre situation financière

Les Belges donnent une note moyenne de 7,6 sur 10 à la satisfaction concernant la vie, d’après les données collectées par Statbel, l’office belge de statistique. La satisfaction à l'égard de l'emploi obtient 7,5, soit une note moyenne supérieure à celle relative à la satisfaction concernant la situation financière et le temps consacré aux loisirs (tous deux à 7). Les résultats montrent toutefois de grandes différences de bien-être selon la situation financière des Belges.

La satisfaction concernant les relations personnelles avec les amis, les connaissances, les collègues, etc. obtient une note moyenne de 7,9 sur 10. Ces résultats sont conformes à ceux de la mesure précédente en 2013. Les chiffres les plus récents au niveau européen datent de 2013 et montrent que la Belgique et ses pays voisins sont dans le peloton de tête, juste derrière les pays scandinaves.

Les Belges qui ne courent pas de risque de pauvreté monétaire se sentent clairement mieux dans leur peau que ceux qui se trouvent dans une situation financière précaire. Ainsi, 13% des Belges qui ne sont pas menacés par la pauvreté monétaire signalent un degré (très) élevé d’exclusion sociale, alors que ce chiffre s’élève à 23,6% pour les personnes à risque de pauvreté monétaire. Plus de 80% de ces derniers peuvent toutefois compter sur un réseau social d'amis, de connaissances ou de voisins pour demander une aide aussi bien matérielle qu’immatérielle (contre plus de 90% pour le premier groupe). En outre, 14% des personnes menacées de pauvreté se sentent généralement ou toujours seules, contre 5% pour les Belges qui ne courent pas de risque de pauvreté monétaire.

L’état d’esprit émotionnel diffère également entre les Belges selon qu’ils soient menacés ou non de pauvreté. Ainsi, près de 21% des personnes à risque de pauvreté se sentent généralement ou toujours très nerveuses, contre 14% des Belges qui ne sont pas menacés par la pauvreté. En ce qui concerne les sentiments de cafard, les pourcentages sont plus faibles, mais l’écart subsiste: 11,7% des personnes qui se trouvent dans une situation financière précaire ont généralement ou toujours le cafard, contre 4,7% pour les Belges dont la situation financière est meilleure. Il en va de même pour les sentiments de calme et de sérénité (51,5% des personnes à risque de pauvreté ont répondu « généralement ou toujours » contre 65% pour les personnes sans risque de pauvreté) et pour les sentiments de découragement ou de déprime (14,4% des personnes à risque de pauvreté ont répondu « généralement ou toujours » contre 5,7% pour les personnes sans risque de pauvreté).

À la question de savoir s’ils sont heureux, 80,2% des Belges sans risque de pauvreté monétaire déclarent que c’est généralement ou toujours le cas. Pour ceux dont la situation financière est plus précaire, ce chiffre n’est que de 55,8%.

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