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Moins d’un travailleur sur 5 pense que sa société adopte une bonne méthode face au changement

Plus de 6 travailleurs sur 10 se réjouissent des changements qu'a connus leur entreprise ces dernières années. Mais cet enthousiasme ne les empêche pas de ressentir les effets négatifs du changement: près de la moitié d'entre eux en éprouvent stress et angoisse inutiles. La numérisation, surtout, semble être la principale pierre d'achoppement.

Le constat ressort d’une enquête menée auprès d'un échantillon représentatif de 800 travailleurs, exécutée fin 2016 par un bureau d'études indépendant pour le compte de Tempo-Team (marge d'erreur maximale de 3,4%). Les résultats montrent que les firmes de notre pays ont beaucoup changé ces dernières années, ce que reconnaissent 8 répondants sur 10. Ces changements concernent souvent des efforts pour numériser les processus et en améliorer l'efficacité. La volonté d'évoluer est la plus forte dans de grandes entreprises: 90 % de leurs collaborateurs assurent avoir observé de très nombreux changements au cours des deux dernières années. Mais malgré ce rythme soutenu, près de la moitié des travailleurs estiment que la situation n'a pas encore suffisamment changé.

Un morceau difficile à avaler

Le changement est globalement bien accueilli: près de deux travailleurs belges sur trois le considèrent comme une bonne chose. Et la moitié des répondants le considère même comme nécessaire pour pérenniser le succès de leur entreprise et pour leur propre carrière, parce que cela les oblige à se montrer sans cesse créatifs et affûtés. Mais la médaille a aussi son revers: pour 4 salariés sur 10, ce changement est source de stress et d'angoisse ; dans 1 cas sur 5, il déboussole et provoque de l'incertitude. Ces impressions sont nettement plus souvent émises par le personnel des grandes entreprises.

L'étude révèle également les difficultés que rencontrent les travailleurs avec les conséquences de la numérisation et de l'automatisation. Deux tiers d'entre eux déclarent en effet que la numérisation renforce la charge de travail, déshumanise celui-ci et provoque des pertes d'emplois. Une moitié pense en outre que l'automatisation rend le travail plus monotone et plus prévisible; paradoxalement, une proportion égale de répondants pense que ce phénomène enrichit le travail, parce qu'il libère davantage de temps pour la créativité et l'innovation. D'ailleurs, la perception du changement est influencée par le niveau d'instruction: les travailleurs n'ayant qu'un diplôme d'enseignement secondaire le jugent plus négativement que les autres.

Intensifier la gestion du changement

7 répondants sur 10 redoutent moins le changement proprement dit que la mauvaise qualité de l'encadrement. Moins d’un travailleur sur 5 pense que sa société adopte une bonne méthode face au changement, et 3 sur 5 que la gestion du changement est insuffisante. Le plus gros problème concerne l'absence de communication interne et de concertation. Ce dernier aspect est très important pour les travailleurs, car 2 sur 3 aspirent à être impliqués dans les décisions se rapportant au changement.

Mais l'absence d'encadrement et de formation joue également un rôle important, surtout en ce qui concerne la technologie et l'automatisation. Seulement 1 personne interrogée sur 5 participe activement aux formations pour mieux s'armer contre le risque de disparition de son emploi suite à l'automatisation ou à la robotisation. En outre, plus de 1 répondant sur 4 craint que les connaissances et les compétences détenues aujourd'hui se révèlent insuffisantes pour les emplois de demain. D'ailleurs, 10% des travailleurs accusent un retard sur les développements technologiques qui représentent une menace pour la sécurité de leur emploi.

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