< Retour au sommaire

L’UE rappelle la nécessité d’investir dans le facteur humain à tous niveaux

L’Union européenne pourrait mieux mettre à profit les ressources humaines dont elle dispose, notamment grâce à la mobilité. C’est ce que souligne le rapport sur l’évolution de l’emploi et de la situation sociale (ESDE) diffusé par la Commission européenne. Bien que le nombre des travailleurs mobiles ait augmenté, leur part dans l’ensemble de la main-d’œuvre reste limitée: seuls 4% des habitants de l’UE de 15 à 64 ans vivent dans un autre pays que celui où ils sont nés.

Or, les travailleurs mobiles de l’Union ont généralement de meilleures perspectives d’emploi que la population autochtone. En outre, leurs flux ont fait reculer le chômage dans certains États membres les plus durement frappés par la crise et ont contribué à remédier à la pénurie de personnel dans les pays d’accueil. Le rapport ESDE met donc clairement en évidence le potentiel économique de la mobilité.

Le rapport se penche également sur le chômage de longue durée, qui touche environ 11,4 millions de personnes dans l’Union. La lutte contre ce type de chômage est essentielle pour améliorer l’efficacité du marché du travail, car les chômeurs de longue durée ont environ 50 % de chances de trouver un emploi par rapport aux chômeurs de courte durée. D’après l’analyse qui figure dans le rapport, le fait d’être inscrits auprès des services publics pour l’emploi nationaux et de participer à une formation augmente considérablement la possibilité, pour ces personnes, de décrocher un emploi durable.La recommandation sur le chômage de longue durée, adoptée par le Conseil le 7 décembre 2015, confirme ces constatations.

Enfin, le dialogue social doit jouer un rôle essentiel dans la promotion d’une relance économique durable et inclusive. Les partenaires sociaux ont participé à l’élaboration et à la mise en œuvre de plusieurs réformes et politiques majeures. Pour que le dialogue social joue ce rôle de manière efficace, les capacités des partenaires sociaux doivent être renforcées, en particulier dans les États membres où le dialogue social est faible ou a été affaibli en raison de la crise économique.

Même si le chômage reste élevé dans l’Union, les employeurs continuent à avoir des difficultés à pourvoir certains postes. Outre une véritable inadéquation des compétences, la capacité à pourvoir les postes vacants est également limitée par l’impossibilité d’offrir une rémunération ou des conditions de travail attrayantes, des formations de qualité ou de bonnes perspectives de carrière. Le rapport ESDE 2015 fait le constat qu’une part importante des travailleurs ressortissants des pays tiers occupent des emplois inférieurs à leur niveau de qualification. La stratégie pour des compétences nouvelles en Europe, que la Commission élabore pour cette année, visera à relever ces défis. En outre, le taux d’emploi des femmes avec enfants et des travailleurs plus âgés demeure très faible. Les efforts pour encourager ces personnes à participer davantage au marché du travail seront déterminants, dans le contexte du vieillissement de la population.

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages