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Les travailleurs belges sont parmi les moins engagés

Les entreprises belges se distinguent par le fait de compter l’un des plus grands nombres d’open spaces au monde ainsi que deux fois plus de travailleurs nomades que la moyenne internationale. Mais aussi par le fait d’employer des travailleurs significativement plus désengagés que la moyenne de 17 pays sondés: 46 % des Belges sondés sont fortement ou plutôt désengagés.

Les bureaux belges sont constitués pour un tiers d’espaces entièrement ouverts (32%), pour un autre de bureaux fermés (32%) et pour un dernier d’une combinaison de ces deux configurations (37%). La Belgique se classe ainsi au 3e rang de l’étude récemment publiée par Steelcase pour le nombre d’open spaces. Celle-ci a porté sur 12.480 participants dans 17 pays, dont 400 en Belgique. Bien que la plupart des employés déclarent occuper un poste dans un bureau privatif ou partagé, la Belgique se classe également au 3e rang pour le nombre de travailleurs nomades (16%, comparé à 8% pour l’ensemble de l’échantillon). Comme beaucoup de leurs voisins européens, près d’un tiers des employés belges travaillent occasionnellement à distance.

À noter: les travailleurs belges attribuent des notes sous la moyenne à leurs entreprises et à leurs espaces de travail et déclarent que leurs entreprises sont loin de répondre à leurs attentes concernant différents aspects de la culture professionnelle. Ils sont aussi significativement plus désengagés que la moyenne internationale: 46 % d’entre eux sont fortement ou plutôt désengagés. Proportionnellement, il y a aussi moins d’employés fortement engagés ou engagés que la moyenne.

Qualité de vie au travail 

Les Belges positionnent leurs entreprises sous la moyenne pour tous les critères d’évaluation de l’engagement, sauf deux, avec des notes particulièrement basses concernant le soutien à la culture, la stratégie et la direction. Ils attribuent également à leurs entreprises quelques-unes des plus mauvaises notes au monde concernant la reconnaissance et la valorisation des employés, ainsi que pour l’intérêt porté à leur bien-être.

En termes de satisfaction vis-à-vis de l’espace, ils expriment peu de sentiments positifs. Ils donnent à leurs entreprises des notes sous la moyenne concernant leur capacité à se concentrer ou à travailler en équipe sans interruption. Ces réponses indiquent qu’ils ont sans doute du mal à trouver de l’intimité dans des espaces qui sont souvent entièrement ouverts, indiquent les auteurs. De façon générale, ils décrivent leurs bureaux comme « impersonnels » ou « laids » et disent rarement qu’ils sont « innovants » ou « agréables à regarder ».

Les Belges classent leurs espaces de travail au 3e rang le plus bas pour la correspondance à leurs modes de vie. « Leurs réponses suggèrent qu’ils n’ont pas le sentiment que leurs entreprises s’intéressent à eux. C’est un domaine que les dirigeants belges pourraient chercher à améliorer afin d’augmenter les niveaux d’engagement. Les entreprises belges pourraient aussi envisager d’offrir des lieux variés permettant de se concentrer sur des tâches individuelles ou collectives. Avec plus de travailleurs nomades que la moyenne, il est également important de proposer des espaces permettant de travailler efficacement quelle que soit l’activité. Créer des centres névralgiques où les employés pourraient rencontrer informellement leurs dirigeants, se retrouver et se tenir informés de ce qui se passe dans l’entreprise, pourrait les aider à développer une connexion plus forte avec cette dernière. »

 

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