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Les salariés belges parmi les plus pessimistes en Europe

En Belgique, près de deux salariés sur trois (64%) sont d’avis que la situation économique du pays ne s’améliorera pas en 2017, selon la dernière édition de l’étude Randstad Workmonitor. Seuls les Grecs et les Français se montrent plus pessimistes encore. Les Luxembourgeois et les Néerlandais se placent à l’autre bout du spectre.

Au niveau mondial, une petite majorité (52%) des salariés interrogés dans les 33 pays couverts par l’étude Randstad Workmonitor estime que la situation économique dans leur pays va s’améliorer en 2017. Ce résultat signale une baisse de six points sur un an.

Au-delà du classement général, certains pays connaissent des évolutions qui interpellent. C’est le cas notamment du Royaume-Uni et de l’Espagne. S’agissant de l’avenir de l’économie du pays, le Royaume-Uni enregistre l’une des pertes de confiance les plus fortes sur un an. Interrogés fin 2015, près des deux-tiers des salariés britanniques (63%) estimaient que la situation économique de leur pays allait s’améliorer en 2016. Un an plus tard, fin 2016, moins d’un salarié britannique sur deux (47%) pense que la situation économique du royaume va s’améliorer en 2017. Difficile de ne pas voir dans ce recul spectaculaire l’effet du Brexit.

En Espagne, la chute de confiance est encore plus forte. Fin 2015, 88% des salariés espagnols s’attendaient à une amélioration de la situation économique de leur pays en 2016. Fin 2016, ils ne sont plus que 48% à penser que la situation économique de leur pays sera meilleure en 2017 qu’elle ne l’était en 2016. Ce recul considérable est à première vue paradoxal alors que les indicateurs économiques indiquent que l’Espagne, très durement touchée par la crise, est sur la bonne voie. Le taux de chômage est ainsi repassé sous la barre des 20% pour la première fois en six ans. Comment expliquer cette perte de confiance? Une hypothèse est la situation de blocage politique qu’a connue le pays tout au long de l’année 2016 ou presque.

Autres enseignements de l’étude: à peine 27% des répondants belges s’attendent à une augmentation de salaire à la fin de l’année fiscale, comparé à 53% en moyenne sur l’ensemble de l’échantillon. 31% des Belges s’attendent à recevoir un bonus en fin d’année (50% en moyenne globale). Les taux de mobilité d’emploi s’affichent au plus bas au Luxembourg et en Belgique: 89% des répondants belges annoncent ne pas avoir changé d’emploi au cours des six derniers mois, là où la proportion est de 81% en Norvège, France, Grèce et Espagne.

Sources: Randstad Workmonitor, focusrh.com

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