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Les salariés attendent le DRH davantage sur l’humain

Des DRH de plus en plus dans l’urgence et avec des marges de manoeuvre qui s’amenuisent: c’est un des tableaux qui ressortent d’une étude menée en France par Cegos. Le rôle que les salariés voudraient le voir jouer? Davantage en « proximité » et centré sur l’humain, alors qu’ils le perçoivent surtout comme un gestionnaire de processus.

L’Observatoire Cegos a mené, au cours du mois de juin 2016, une enquête auprès de 245 DRH/RRH et 960 salariés d’entreprises et organisations françaises de plus de 100 salariés. Plus de quatre DRH sur cinq (81%) déclarent passer beaucoup de temps à mettre en œuvre les évolutions réglementaires. 76% à éteindre les « incendies » et une même proportion à faire face à des changements et réorganisations incessants. Plus de six répondants sur dix estiment manquer de marge de manœuvre (en hausse de 34 points versus 2012!) et rencontrer des difficultés pour valoriser l’apport de la fonction RH aux objectifs stratégiques de l’entreprise. 56% déclarent se heurter au manque de vision sociale et d’anticipation de ma direction.

Pourtant, en dépit des difficultés, les DRH français sont encore plus nombreux à recommander leur métier qu’en 2012: 74% attribuent un score supérieur à 7 à la question « sur une échelle de 1 à 10, indiquez si vous recommanderiez votre métier », pour 68% il y a quatre ans.

L’étude a également questionné le niveau de confiance dans la fonction RH. Résultat: avec un score moyen de 5,6 sur 10, pas de crise majeure mais… peut mieux faire! 73% des salariés positionnent leur niveau de confiance entre 5 et 10. C’est dans les entreprises de moins de 300 salariés que la note de confiance moyenne est la plus élevée: 6,3 contre 5,4 dans les entreprises de plus de 2.000 salariés. Constat interpellant: les DRH surestiment le niveau de confiance accordé à leur fonction, en évoquant un score moyen de… 6,7 sur 10.

Les reproches que les salariés font à leur DRH? Un manque de prise en compte du facteur humain (56%, + 19% par rapport à 2012), le manque de transparence (42%, +16%), sa soumission à la direction générale (41%, -7%), le manque de proximité (41%, +4%), le fait d’être trop centré sur le droit et les chiffres (33%, +7%), poser trop de contraintes opérationnelles (32%, +12%), le manque d’ouverture (32%, +18%), le manque de pédagogie (30%, +16%), le manque de réel pouvoir (27%, +6%) et le manque d’innovation (15%).

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