< Retour au sommaire

Les prestataires de services RH reprennent des couleurs

Après deux années difficiles, les secteurs cycliques de Federgon ont rebondi en 2014. L’activité s’est redressée au fil des mois, et la plupart des secteurs ont clôturé l’année de manière positive. En marge de la publication de ses chiffres annuels, la fédération des prestataires de services RH a plaidé pour une politique du marché de l’emploi active.

« Avec une croissance économique de 1% et une hausse modeste de l’emploi (0,3%), les conditions sur le marché ont été modérément positives, commente Paul Verschueren, Directeur Research & Economic Affairs chez Federgon. La reprise de l’activité économique a favorisé une augmentation de la demande sur le marché du travail intérimaire (+9%). Le secteur de l’intérim s’est ainsi rapproché, à 5% près, du record atteint en 2007. Il faut noter aussi le nombre record d’étudiants jobistes mis au travail par le biais de l’intérim et l’augmentation du nombre et de la part des 50 ans et plus dans la population intérimaire. » 

La demande sur le marché des project professionals s’est également inscrite en hausse, entraînant une progression de l’activité dans le secteur du Projectsourcing (+5,1%) et de l’Intérim Management (+8,6%). A mesure que l’année avançait, les cabinets de recrutement ont reçu davantage de missions, et le secteur du Recruitment, Search & Selection a vu son activité légèrement augmenter (+1,6%). Dans l’outplacement, on note un léger recul (-6,3%), en partie imputable à un nombre moindre de gros dossiers de restructuration, et dans le secteur de la formation (Learning services), on affiche aussi un résultat négatif (-2,7%).
Après une baisse du nombre de titres-services achetés en 2013, le nombre de titres-services utilisés a aussi reculé l’an dernier (-0,9%), ce qui confirme que le marché est en voie de saturation.

Appel à la collaboration

Dans le cadre d’une politique RH moderne, il est parfaitement normal de donner les outils nécessaires aux administrations publiques pour qu’elles puissent mener une telle politique et s’efforcer d’assurer une affectation optimale de leur personnel. Federgon est convaincue qu’une collaboration étroite entre les prestataires de services RH privés et le secteur public contribuera à une modernisation de la politique RH de l’administration et à une augmentation de l’efficacité des services publics, et ce dans l’intérêt des citoyens et des entreprises. Nous pensons ici au travail intérimaire, mais aussi au Recruitment, Search & Selection et à l’Intérim Management, qui, de l’avis de la fédération, peuvent clairement apporter une valeur ajoutée au secteur public.

Federgon se réjouit que le gouvernement fédéral et le gouvernement flamand reconnaissent dans leur accord gouvernemental la valeur ajoutée du travail intérimaire et qu’ils aient annoncé leur intention de mettre fin à l’interdiction qui frappe le travail intérimaire. La Belgique est d’ailleurs un des seuls pays d’Europe où le secteur public reste privé de la possibilité de faire appel à l’intérim.

« En manifestant leur intention de lever cette interdiction, le gouvernement fédéral et le gouvernement flamand affirment avec force leur volonté de poursuivre la professionnalisation des services publics », ajoute Herwig Muyldermans, Directeur Général de Federgon qui lance à cette occasion un appel aux autres régions pour qu’elles permettent aussi à leurs administrations respectives de recourir au travail intérimaire.

Rôle important de l’intérim

Tous les experts s’accordent à reconnaître le rôle important du travail intérimaire en tant que mécanisme qui met de l’huile dans les rouages du marché du travail. C’est pourquoi il faut procéder d’urgence à la suppression de toutes les restrictions qui pèsent sur le travail intérimaire. Ainsi, des secteurs comme le déménagement, la batellerie et le secteur graphique ne sont toujours pas autorisés à recourir à des intérimaires. Les termes de l’article 4 de la Directive européenne sur le travail intérimaire sont pourtant clairs : toutes les interdictions et restrictions en matière de recours à l’intérim doivent être réexaminées et, le cas échéant, levées.

« Ce dossier traîne depuis longtemps déjà, et le précédent gouvernement ne s’y est jamais attaqué, conclut Herwig Muyldermans. Pourtant, les entreprises de tous les secteurs doivent avoir la possibilité de mener une politique RH adulte et performante, et elles doivent pouvoir utiliser dans ce cadre tous les outils existants, dont le travail intérimaire fait assurément partie. D’autre part, il est dans l’intérêt de la société d’avoir un maximum de personnes au travail, et là aussi, le travail intérimaire joue un rôle essentiel. Nous lançons donc un vibrant appel aux autorités fédérales pour qu’elles mettent le plus rapidement possible un terme aux interdictions qui subsistent encore. »

Un pionnier de la digitalisation

Le secteur du travail intérimaire est depuis longtemps un pionnier dans le développement de nombreuses applications électroniques. Il s’est engagé depuis plusieurs années déjà sur la voie de la facturation électronique et des fiches de salaires électroniques. En 2013, l’ensemble du secteur de l’intérim est passé des titres-repas papier aux titres-repas électroniques. Chaque intérimaire reçoit désormais une carte Federgon électronique sur laquelle est versée la valeur des titres-repas, et ce quelle que soit l’entreprise de travail intérimaire qui les a octroyés. Une opération réussie donc.

Entre-temps, le secteur du travail intérimaire a lancé un nouveau projet de digitalisation: les contrats d’intérim électroniques. L’objectif d’un tel système est de faire en sorte que la communication en direction des intérimaires soit beaucoup plus rapide et efficace et de permettre aux entreprises d’intérim de simplifier leurs processus. Les contrats électroniques doivent aussi pouvoir être signés de manière valable. A ce jour, si l’on veut utiliser la signature électronique, il faut passer par la carte d’identité électronique et un lecteur spécial. Pourtant, il existe déjà toute une série d’autres techniques plus faciles à utiliser et plus efficaces et garantissant la sécurité juridique. Federgon joue aussi dans ce dossier un rôle de locomotive. « Nous collaborons étroitement avec les autorités fédérales, qui ont fait de la digitalisation une de leurs priorités et qui veulent examiner avec nous comment adapter la législation sur la signature électronique à la nouvelle réalité », précise Ann Cattelain, Directeur du Service juridique de Federgon.

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages