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Les pratiques corruptives restent encore largement répandues

Malgré onze milliards d’amendes pour corruption infligés par les régulateurs depuis 2012, 38% des 2.500 collaborateurs de grandes entreprises sondés par EY estiment que les pratiques corruptives sont toujours largement répandues dans leurs activités. Le taux s’élève même à 52% dans les pays émergents.

Conduite dans 55 pays, cette 15ème édition de l’étude sur les pratiques de corruption révèle les enseignements suivants:

  • 11% des répondants affirment que la corruption reste une pratique courante pour remporter des contrats dans leur secteur.
  • 13% justifieraient des paiements en espèce pour gagner ou conserver un contrat en période de crise économique ou pour assurer la survie de leur entreprise. La jeune génération des moins de 35 ans plébiscite encore cette pratique puisque 20% d’entre eux sont prêts à justifier ce type de comportements non éthiques.
  • 11% des répondants ont subi des fraudes significatives au cours des deux dernières années.

Si 97% des répondants sont convaincus de l’importance de l’intégrité dans le fonctionnement de leur entreprise, ils ne s’accordent pas sur qui doit endosser la responsabilité: 22% estiment que l’intégrité relève de la responsabilité individuelle, tandis que 41% d’entre eux considèrent que cette responsabilité incombe au management.

« La corruption est encore très répandue, malgré les évolutions règlementaires considérables et un accroissement significatif des poursuites envers les entreprises et individus par les autorités, commente Philippe Hontarrède, Associé EY, responsable du département Fraud Investigation & Dispute Services en France. Pour être efficaces, les programmes de compliance déployés par les entreprises doivent être audités et faire l’objet d’un contrôle continu. L’objectif final est d’identifier les risques de non compliance plus en amont pour mieux les gérer. »

Le chemin à parcourir apparaît encore long pour certaines organisations. « Au-delà de l’aspect répressif, il conviendrait de valoriser les efforts de mise en conformité et de les mettre en perspective avec une croissance pérenne, ajoute Antoinette Gutierrez-Crespin, Associée EY France au sein du département Fraud Investigation & Dispute Services. De nombreuses entreprises l’on compris à leurs dépens. Pour les y aider, le recours aux technologies d’analyses forensic de données et d’intelligence artificielle est indispensable pour démultiplier les efforts et desceller plus efficacement les risques de comportements non éthiques. »

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