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Les futurs leaders mettent les dirigeants au défi de concrétiser la raison d'être de leur entreprise

La prochaine génération de leaders est plus optimiste que les dirigeants d'entreprise actuels en ce qui concerne la situation économique mondiale, mais semble plus pessimiste sur les questions de cybersécurité, d'éducation et de confiance portée par la société civile envers l’entreprise.

Quels enseignements les dirigeants d’entreprise actuels peuvent-ils tirer de leurs futurs successeurs? C’est à cet exercice que s’est prêté PwC via une nouvelle étude intitulée « Tomorrow’s leaders today », réalisée en collaboration avec l’AIESEC, l'une des principales organisations étudiantes à l’échelle mondiale. Cette étude compare les points de vue des leaders de la génération actuelle et de la nouvelle génération sur la croissance, l'éducation, la technologie et les responsabilités dans l’entreprise. Les 216 personnes interrogées dans 104 pays étaient tous des membres de l’’AIESEC, âgés de moins de 30 ans, et répartis de manière équitable entre hommes et femmes. Les mêmes questions que celles soulevées aux dirigeants d’entreprise dans l’étude « 19th Global Annuel CEO Survey » de PwC, leur ont été posées.

L'une des conclusions les plus saillantes est le degré de confiance affiché par ces jeunes leaders. Par exemple, 60% d'entre eux considèrent que la croissance économique connaîtra une embellie au cours des 12 prochains mois, contre seulement 27% des dirigeants d'entreprise actuels. Si cet optimisme peut être mis sur le compte de la jeunesse, il pourrait également traduire une véritable réflexion de ces futurs leaders sur des tendances de fonds, telles que la révolution digitale. Pour la nouvelle génération, la révolution digitale est synonyme d'opportunités, tandis que les générations précédentes la voient comme génératrice de coûts et de risques.

Bien qu'ils soient plus optimistes que les dirigeants d'entreprise actuels à bien des égards, les répondants de l’AIESEC estiment également que les organisations devraient s'inquiéter davantage de certaines menaces qui pèsent sur elles. Ainsi, par exemple, 83% d'entre eux citent un manque de confiance de l'opinion publique dans l'entreprise, contre seulement 55% des dirigeants.

Concrétiser la raison d'être de leur entreprise

Les deux générations s'accordent à dire que la réussite des entreprises au XXIe siècle ne se résumera pas aux seuls profits financiers. Cependant, les répondants de l'AIESEC estiment que les entreprises aujourd'hui restent essentiellement focalisées sur la création de valeur pour les actionnaires, malgré les progrès déjà réalisés par les dirigeants et leurs aspirations futures à se rapprocher davantage de l’ensemble de leurs parties prenantes (clients, pouvoirs publics, collaborateurs, société civile…).

L’étude souligne des différences intéressantes dans la manière dont les deux groupes étudiés hiérarchisent les catégories de parties prenantes. Les uns comme les autres s'accordent à dire que les clients sont ceux qui ont l'influence la plus forte sur la stratégie de l'entreprise, et qu'il faut aussi compter avec les pouvoirs publics et les régulateurs. Cependant, les médias revêtent une importance plus grande aux yeux des jeunes leaders interrogés par l’AIESEC (74%) que pour les dirigeants d’entreprise actuels (25%), de même que les populations locales (52% contre 27%), le grand public (50% contre 30%) et les ONG (40% contre 9%).

Ces résultats laissent à penser que les jeunes leaders ont une conception nettement plus prononcée de la nécessité en 2016 de communiquer auprès d'un éventail élargi de parties prenantes. Ils ont notamment intégré les notions suivantes: comment la technologie rend possible la communication instantanée avec ses parties prenantes, quels sont les défis liés à la réputation des entreprises, et de quelle manière les organisations doivent s'adapter en conséquence.

L'éducation : tremplin ou plafond de verre ?

Outre les questions posées aux dirigeants d’entreprise par PwC dans son baromètre d’opinion 2016, les jeunes leaders interrogés par l’AIESEC ont également été invités à s’interroger sur la notion de leadership, comment il pouvait s'acquérir et comment il évoluait de nos jours. Ces jeunes gens croient fermement qu'il s'agit d'une compétence acquise plutôt qu'innée: 64 % d'entre eux déclarent que le système éducatif est le facteur le plus important dans la formation des jeunes et dans leur préparation aux responsabilités qu'ils exerceront demain. Malgré cela, 70% estiment que le système éducatif de leurs pays respectifs ne dote pas les étudiants de toutes les compétences nécessaires pour survivre et réussir à l'ère du digital.

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