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Les formations présentielles gardent la cote, le digital monte en puissance

Arrivées à maturité, les formations présentielles constituent toujours la première modalité de formation dont ont bénéficié les salariés européens (87%). Fait le plus intéressant: les formations mixtes, qui associent formations en salle et digitales, progressent fortement (46%, contre 36% en 2015).

Pour cette édition 2016 du baromètre annuel de la formation professionnelle en Europe du groupe Cegos, 2.640 salariés (tous ayant bénéficié d’une action de formation) ont été interrogés en mars et avril, dans 6 pays - France, Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne, Portugal et Italie – ainsi que 120 DRH/responsables Formation français au sein d’entreprises du secteur privé de plus de 50 salariés.

Ce sont les salariés anglais qui « consomment » le plus de formations mixtes (53%) quand les Français sont en queue de peloton (35%). Mais ce dernier point est à nuancer fortement, puisque les formations mixtes ont gagné 22 points en France entre 2011 et 2016. Confirmant cette tendance de fond vers plus de formations mixtes et à distance, 90% des DRH-RF sont d’accord pour dire que, dans leur entreprise, la formation va vers plus de digitalisation (vs. 80% en 2015).

Sans surprise, puisque le phénomène est constaté depuis de nombreuses années: la formation plaît, quelle que soit la modalité dont ont bénéficié les salariés, avec des taux de satisfaction très élevés. Ainsi, 39% des salariés européens estiment que les formations mixtes répondent « très bien » à leurs attentes; le score est de 45% pour les démarches de type accompagnement individuel (tutorat, coaching...) et de 47% pour le présentiel. Ce sont les salariés espagnols qui ont le plus bénéficié de modules e-learning, de vidéos et de classes virtuelles.

Plus globalement, la formation, quelle que soit la modalité mobilisée, jouit d’un niveau de satisfaction très élevé: 94% des salariés européens estiment ainsi que l’objectif et le contenu des formations) suivies étaient adaptés à leurs besoins. 90% considèrent que les méthodes pédagogiques étaient adaptées. 86% estiment que les acquis de la formation vont contribuer à sécuriser leurs parcours professionnels. Enfin, au retour de la formation, dans leur entreprise, 77% des salariés européens constatent qu’ils ont bénéficié du soutien actif de leurs managers pour mettre en œuvre les acquis de la formation suivie.

Responsabilité formative

Premier constat encourageant: les salariés européens se considèrent responsables de leur montée en compétences (53% « oui, tout à fait »). Ils sont par ailleurs 92% (dont 50% de « oui, tout à fait ») à percevoir la formation professionnelle comme un levier de compétitivité pour leur entreprise. Sur ce point, les salariés portugais, espagnols et italiens ont les niveaux d’accord les plus forts avec cette proposition, quand les Français sont en (très léger) retrait. Quel que soit le pays concerné, ce sont les cadres qui y croient le plus.

Plus précisément, la formation est un atout pour évoluer dans l’emploi pour 92% des salariés européens (dont 59% de « tout à fait »), pour trouver un emploi (89%) et pour rester dans l’emploi (89% également). Donnée intéressante, sur ces trois items, et au niveau européen, cadres et ouvriers affichent des perceptions similaires. Le « succès » des formations présentielles ne se dément pas auprès des salariés européens: 28% d’entre eux les positionnent comme le moyen le plus efficace de développer leurs compétences si elles sont bien ciblées, devant l’accompagnement terrain à la demande (via un tuteur par exemple) à 24%. Illustration intéressante de cette responsabilité assumée par les salariés européens, 63% d’entre eux déclarent être à l’initiative des formations qu’ils suivent dans leur entreprise. Les scores les plus élevés sont à noter du côté des salariés anglais (76% contre 49% pour les Portugais), les salariés français étant dans la moyenne (64%). Sans surprise, les cadres ont l’initiative à 76%, les ouvriers et les employés à 54%.

Les salariés européens se sentent également plutôt bien accompagnés par leurs managers:

- 69% bénéficient d’un entretien avant la formation pour en préciser les objectifs;

- 65% au retour de la formation pour décider d’un plan de mise en œuvre des acquis;

- 69% dans l’aide à la mise en œuvre des connaissances acquises en formation.

Dans le détail, ce sont les managers anglais, allemands et espagnols qui accompagnent le plus, tandis que les managers français se situent dans la fourchette basse, juste devant les portugais. Dans la même optique, 75% des salariés européens estiment que leur entreprise met en place tous les moyens pour correctement identifier les compétences dont elle a besoin, 69% pour aider à comprendre l’évolution des métiers de l’entreprise et 68 % pour bien définir les besoins du salarié et lui permettre d’exprimer ses attentes en matière de formation. Là encore, les salariés anglais et espagnols se montrent les plus positifs, tandis que les salariés français sont les plus critiques (respectivement 70%, 63% et 65%). 

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