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Les efforts des entreprises pour attirer des talents féminins ne donnent pas les résultats attendus

Les entreprises doivent faire des ajustements significatifs dans la manière dont elles recrutent et conservent leurs employés féminins, si elles veulent avoir une répartition égale hommes-femmes sur le lieu de travail. C’est ce qui ressort de l'étude When Women Thrive, Businesses Thrive de Mercer. En Europe, dans 10 ans, seulement un tiers de fonctions dirigeantes seraient occupées par des femmes.

Bien que les entreprises et les organisations aient consenti de nombreux efforts ces deux dernières décennies en ce qui concerne l'égalité de traitement des hommes et des femmes, il y a proportionnellement peu de progrès. Par conséquent, les femmes restent sous-représentées aux postes à responsabilité. Les entreprises sont encore très loin d'une véritable égalité entre les sexes sur le lieu de travail. Bien que les femmes représentent à travers le monde 41% de la population active, elles sont principalement présentes dans des fonctions de support. Au niveau managérial, 36% des employés sont des femmes et seulement 26% des cadres supérieurs. Enfin, les postes de direction sont occupés par des femmes dans 19% des cas. Au rythme actuel, dans dix ans, en Europe, seul un tiers des postes de direction sera occupé par des femmes. Et aux Etats-Unis et au Canada, à peine un sur quatre.

Le succès d’une entreprise dans l’utilisation des talents féminins est avant tout une question de pouvoir recruter, développer et conserver ces mêmes talents. C’est bien là que le bât blesse. Le problème est que les entreprises recrutent des talents féminins via des programmes standard et ne voient donc pas les conditions de travail spécifiques pour les besoins et les exigences des femmes. Ainsi, par exemple, les femmes vivent plus longtemps, sont affectées par d'autres maladies que les hommes et sont plus souvent impliquées dans des soins aux membres de leur famille. Leur revenu total accumulé sur une vie est par conséquent plus faible. Les employeurs devraient mieux en tenir compte.

« Nous avons récemment appris via les médias qu’il y a dans notre pays de plus en plus de femmes CFO, explique Koenraad Van Kerckhoven, Market Business Leader Employee Health & Benefits Benelux chez Mercer. «Il ressort également des chiffres présentés l'année dernière par l’ancien commissaire européen de la Justice et des Droits de l'homme, Viviane Reding, que le nombre de femmes nommées aux conseils d'administration des plus grandes sociétés belges cotées en bourse continue d'augmenter. En 2012, il était de 11%, l'année dernière 13%. En soi, ce sont des développements positifs, mais ils ne peuvent cacher le fait que, dans notre pays, nous avons encore un long chemin à parcourir vers la parité.»

L'étude met en lumière cinq points d’attention pour que les entreprises puissent arriver à court et à long terme à une meilleure égalité des sexes sur le lieu de travail:

1. Le top management doit promouvoir activement l’égalité de sexes.
2. Le recrutement et la gestion actifs des talents féminins conduit à une meilleure diversité sur le lieu de travail que les programmes passifs et traditionnels. Cela inclut également une analyse des différences salariales pour les mêmes fonctions, l’accès aux actions et un coaching proactif des femmes.
3. Avec les programmes non traditionnels, les entreprises doivent prêter attention aux besoins spécifiques des femmes en matière de finances et de santé.
4. Les entreprises doivent adopter une approche large et holistique vis-à-vis des talents féminins.
5. Les employeurs doivent veiller à ce que les hommes et les femmes aient peut-être des compétences différentes mais que tous contribuent au succès de l’entreprise.

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