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Les conditions de « navettage » peuvent mener à l’épuisement professionnel

La durée des trajets entre la maison et le travail, la distance parcourue, le moyen de transport utilisé et la congestion sont des facteurs de stress qui peuvent nuire à l'efficacité et conduire au burn-out. Les effets de la durée du trajet sur la santé psychologique varient toutefois selon le moyen de transport utilisé et la région où l'on travaille. Le seuil acceptable est évalué à 20 minutes de route.

Au-delà, le risque d'épuisement professionnel augmente significativement. Plus de 35 minutes, c'est le degré de cynisme envers l'emploi qui grimpe, peu importe qu'on soit conducteur ou passager. Ce sont les enseignements qui ressortent des recherches menée par Annie Barreck, doctorante de l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal, dans le cadre de son étude sur le navettage et l'épuisement professionnel selon les régions urbaines et rurales du Québec.

La chercheuse a sondé le bien-être de 1.942 personnes, âgées de 17 à 69 ans, travaillant dans 63 établissements de la province à partir des données du sondage canadien SALVEO, réalisé par l'Équipe de recherche sur le travail et la santé mentale. Ses analyses prennent en considération diverses conditions du navettage, dont le type de transport (auto, métro, autobus, vélo...), qu'elle met en relation avec trois dimensions de l'épuisement professionnel (épuisement émotionnel, cynisme et efficacité professionnelle), mesuré grâce au questionnaire Maslah Burnout Inventory General Survey.

La chercheuse précise que les passagers ont tendance à ressentir encore plus d'anxiété que les conducteurs. « Le covoiturage réduit le sentiment de contrôle des passagers, ce qui leur cause davantage de stress avant d'arriver au boulot », explique-t-elle. Les travailleurs des grandes régions urbaines utilisateurs du métro et des autobus auraient un meilleur sentiment de contrôle sur leurs déplacements compte tenu du choix du service et des horaires de passage. Résultat? Ils ont moins tendance à avoir des symptômes d'épuisement professionnel.

Source: www.nouvelles.umontreal.ca

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