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Les chargés de RSE doutent de la sincérité de la démarche dans leur entreprise

Les responsables et salariés dédiés à la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) ont des doutes quant à la sincérité de leur direction dans le domaine. Plus de 90% de ceux qui ont été interrogés estiment que la RSE est peu ou pas corrélée à la stratégie de leur entreprise.

L’enquête a été réalisée en France par le cabinet Birdeao auprès de 810 répondants dont 643 ayant un métier et/ou des missions en lien avec la RSE, le développement durable, l'Economie Sociale et Solidaire (ESS) ou plus généralement la transition environnementale et/ou sociale. Les 167 autres professionnels sont dans leur grande majorité en transition professionnelle

6,2 sur 10: c’est la note moyenne accordée par les répondants à la question « comment évaluez-vous le niveau d’effort que votre entreprise ou vos entreprises-clientes consacrent à la transition environnementale et/ou sociale? » Les entreprises de moins de 250 salariés sont mieux notées (note moyenne de 6,9 contre 6,1 pour l'ensemble). Seraient-elles perçues comme plus sincères dans leur démarche, étant moins contraintes par des obligations règlementaires?, avancent les auteurs. A l'inverse, ce sont les entreprises de 1.000 à 5.000 salariés qui obtiennent la moins bonne note (5,7) et la plus forte proportion de notes basses. Pour 26% des professionnels qui y travaillent, elles ne méritent pas plus de 4.

Le niveau de prise de conscience des directions n’est pas à la hauteur des enjeux. Du point de vue de ces professionnels, il semble que le secteur privé soit divisé en deux. D'un côté des démarches structurées et des moyens réels pour avancer, de l'autre des moyens limités à quasi inexistants. Mais les entreprises dotées d'une Direction du Développement durable (DD) bénéficieraient, de fait, de davantage de moyens, ne serait- ce que sur le plan humain. Egalement à pointer: les stratégies RSE sont rarement corrélées avec les stratégies d’entreprise. Dans 42% des cas, ces deux niveaux stratégiques n'auraient même rien à voir entre eux!

Dans le secteur non marchand, les freins sont financiers mais pas seulement: les répondants font ressortir également des freins culturels, ainsi qu’un manque de formation et de spécialistes sur ces enjeux. Dans le secteur marchand également, la formation constituerait le principal levier dans le secteur privé. Elle est plébiscitée à 80% par les consultants et 85% par les experts DD exerçant dans des entreprises privées et qui, en effet, disposent déjà de compétences en interne. Ces derniers ayant dans leur grande majorité un rôle transverse, l'acculturation des salariés avec lesquels ils travaillent semble en effet essentiel pour l'avancement des projets.

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