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Les bureaux ouverts nous rendent-ils asociaux?

Si tous les collaborateurs travaillent côte à côte, ils vont collaborer davantage. C’est l’hypothèse émise par ceux qui implémentent des bureaux ouverts, mais se vérifie-t-elle dans la réalité? Dans de tels projets, on tend un peu vite à occulter les nombreux désavantages qu’il peut y avoir à y travailler. Serait-il préférable d’en revenir à de petits coins tranquilles accordés à chaque travailleur?

Les espaces de travail partagés sont responsables d’une collaboration moins fluide, de plus d’interruptions, et même de relations négatives et teintées de méfiance: c’est ce que laisse entendre une recherche du World Economic Forum. Plus surprenant: les relations amicales entre collaborateurs et le soutien perçu des managers obtiennent de moins bons résultats dans les environnements de bureaux ouverts.

Au contraire de ce qu’ont pu montrer des études précédentes, il semblerait donc que les relations entre personnes puissent être plus mauvaises dans des bureaux ouverts, comparées aux relations qu’entretiennent des collègues qui ont chacun leur propre bureau ou qui doivent le partager avec une ou deux autres personnes. Et bien plus mauvaises que celles vécues avec des collègues qui travaillent à domicile ou sont sur la route.

Le bon équilibre

Une des raisons avancées réside dans le sentiment d’être constamment « surveillé », observé, ou, à tout le moins, observable par les autres. Les travailleurs qui ont leur propre espace de travail planifient en outre plus souvent une vraie réunion avec leur manager direct, précisément parce qu’ils passent moins de temps ensemble. Alors que, dans des bureaux partagés, le contact est potentiellement constant, mais aussi plus diffus: on se côtoie en permanence, pourquoi dès lors organiser des temps d’échange plus formel ou structuré?

Les enseignements de cette étude ne représente pas une bonne nouvelle, dès lors que les bureaux ouverts sont plus populaires que jamais (ils sont aussi moins chers), appuyés par le recours aux technologies mobiles. Qui sont, elles aussi, de plus en plus répandues et accessibles.

Comment réagir dès lors que tout le monde ne peut travailler à domicile ou disposer d’un bureau individuel ou partagé avec un ou deux collègues seulement? Pour recréer un peu d’intimité, usage peut être fait de rayonnages ou de ‘murs végétaux’, par exemple, suggèrent les auteurs de l’étude. Ils soulignent bien qu’ils ne plaident pas en faveur d’un retour à une intimité illimitée à accorder au collaborateur. Les interactions spontanées peuvent en effet susciter des idées créatives et de nouveaux regards sur les choses. Mais trop d’interactions et d’interruptions finissent pas se révéler contre-productives. Comme toujours, c’est le bon équilibre qu’il s’agira de pouvoir atteindre…

Source: World Economic Forum (weforum.org)

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