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Les arrêts maladie « de complaisance »: acceptables pour un salarié sur cinq!

Un salarié européen sur cinq pense qu’il est acceptable de prétendre qu’il est malade alors qu’il ne l’est pas (21%). C’est ce que montre une enquête publiée par le bureau ADP. Et 77% des répondants qui estiment acceptable de se faire porter pâle le font eux-mêmes au moins deux fois par an.

La mesure du nombre d’arrêts maladie courts est un des principaux indicateurs surveillés par les directions des ressources humaines pour évaluer l’engagement des collaborateurs et un des signaux forts qu’il ne faut surtout pas négliger en cas de progression remarquable. L’étude « Révélez vos talents » d’ADP qui a interrogé 2 .518 travailleurs en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, met par ailleurs en lumière que l’écrasante majorité (80%) des salariés n’a pas voulu aller travailler au moins une fois au cours des 12 derniers mois et plus d’un sur dix (12%) n’a pas envie de se rendre au travail plusieurs fois par semaine !

Les tendances varient assez peu à travers l’Europe. Dans les pays où les travailleurs sont davantage susceptibles de démissionner, on observe d’ailleurs une certaine décontraction vis-à-vis des faux arrêts maladie. Les travailleurs britanniques sont les plus enclins à démissionner, 19% d’entre eux l’envisagent chaque semaine ou plus, soit plus du double des travailleurs néerlandais (9%), suivis par les Italiens (13%) et les Français (12%). De la même façon, les salariés britanniques (27%), français (23%) et italiens (20%) sont les plus susceptibles de penser que se mettre en arrêt maladie est acceptable.

L’avis des Européens sur ce sujet n’est pas fonction de leur niveau de salaire. En revanche, ceux travaillant dans des secteurs avec une certaine pénibilité sont plus enclins à tolérer le recours à des arrêts de complaisance. En tête, le secteur de l’agriculture (38%), puis la construction (34%) et, plus étonnement les métiers de l’informatique & technologie (29%), peut-être symbole d’une émergence réelle d’une certaine « tech-fatigue ».

Les millenials sont plus enclins à juger cette pratique acceptable (28%) que leurs ainés (15% pour les 40-65 ans). Ceux qui gèrent de grosses équipes sont moins sévères (54%) vis-à-vis de faux arrêts médicaux que les managers de groupes de plus petite taille (63%).

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