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Les activités dans la nature réduisent le stress lié au travail

Les collaborateurs qui participent à des activités et à des séances de gestion du stress dans la nature sont moins touchés par le stress lié au travail. Leur réactivité et leur vitesse de traitement de l'information s'améliorent également et ils se sentent mieux, tant sur le plan social que physique, ainsi que sur le plan du bien-être émotionnel. C’est ce que nous apprend une recherche de l’Université d’Hasselt et de la province du Limbourg.

Quel effet la nature a-t-elle sur le risque d'épuisement professionnel? Les travailleurs sont-ils moins exposés au stress lié au travail lorsqu'ils peuvent participer à des promenades et à des ateliers dans la nature pendant les heures de travail? Quel en est l'impact économique sur l'entreprise? Les collaborateurs sont-ils également plus productifs? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles les chercheurs de l’Université d’Hasselt et de la province du Limbourg ont cherché réponse l'année dernière.

« A l’occasion de cette recherche, 45 travailleurs (20 du groupe témoin et 25 du groupe d'intervention) de la province du Limbourg ont suivi un programme de trois semaines pendant les heures de travail, explique la professeure Michelle Plusquin du Centre de sciences de l'environnement de l’Université d’Hasselt. Par groupes de 8 personnes maximum, ils ont réalisé une activité dans la nature deux fois par semaine pendant 90 minutes, précédée d'une session de gestion du stress de 30 minutes. » Sa collègue Silvie Daniels ajoute: « Tous les employés du groupe d’intervention ont participé au même ensemble de six activités: une promenade de découverte nature, une promenade sur le thème des plantes comestibles, une promenade à vélo, une promenade dans la nature, un atelier de land-art et un atelier de fabrication de mangeoires pour oiseaux. Les activités ont été coordonnées et supervisées par Natuurpunt Limburg. »

Les travailleurs ont été suivis aussi bien avant l’expérimentation, que pendant et après les interventions. Outre les questionnaires d'évaluation du bien-être mental, physique et émotionnel, des tests informatiques d'analyse de la performance cognitive ont également été réalisés et des échantillons de salive ont été prélevés pour la détermination du cortisol, une hormone du stress, explique Diana Clemente Batalha Pardal, de l’Université d’Hasselt. « Tous les participants portaient également un smartphone, une smartwatch et un bracelet pour mesurer leur fréquence cardiaque et leur activité. Des échantillons de sang ont été utilisés pour déterminer les processus biologiques sous-jacents possibles. »

Moins de stress, plus de bien-être

Les résultats montrent une amélioration significative du bien-être des collaborateurs ayant suivi les interventions en nature, par rapport au groupe témoin. Après trois semaines d’intervention, le score d’épuisement professionnel a diminué de 15,25% par rapport au début de l’étude. Les chercheurs ont également constaté une amélioration significative de la vitesse de traitement de l’information jusqu’à 11,46% après les interventions. Le temps de réaction des participants s'est amélioré de 10,55% après la troisième semaine. La mesure du stress continu montre une diminution significative du niveau de stress moyen sur toute la période de l'étude (-4,92% après la deuxième semaine de l'intervention et -19,05% après la troisième semaine).

Les tests qui mesurent la mémoire à court terme et le niveau d'attention montrent une amélioration pour le groupe d'intervention, mais des recherches ultérieures sur des groupes plus importants doivent confirmer que cela est dû à l'intervention. Les mesures du cortisol, hormone du stress, montrent également une tendance à la baisse pour le groupe d'intervention au cours des quatre semaines. Ceci n'est clairement pas observé dans le groupe témoin.

« Ces résultats sont prometteurs et confirment notre hypothèse selon laquelle le fait de passer du temps dans la nature tout en travaillant est plus sain pour les travailleurs et peut mieux les protéger contre le stress. Des recherches plus poussées sur des groupes d’étude plus importants seront importantes pour confirmer nos résultats à plus long terme ", conclut Michelle Plusquin.

Source: Université d’Hasselt

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