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Les 8 critères de qualité d’une bonne pratique de reconnaissance

Exprimer ou manifester de la reconnaissance à autrui est un acte simple à la base et empreint d’une bonne intention. Or, pour être efficiente et admissible pour la personne qui reçoit de la reconnaissance, elle doit être appliquée en considérant certains critères de qualité, comme le relève la Chaire en gestion de la santé organisationnelle et de la sécurité au travail de l’Université de Laval.

Ces critères de qualité sont:

  1. La sincérité: L’expression de la reconnaissance doit être authentique et empreinte de franchise et d’honnêteté.
  2. La réactivité: La reconnaissance doit être manifestée après l’accomplissement du travail, l’obtention du résultat ou le comportement et ce, dans les plus brefs délais. L’immédiateté devient le signe d’une attention particulière, une marque de suivi et d’un intérêt vigilant, un symbole d’existence, voire d’importance au sein de l’entreprise.
  3. La proximité hiérarchique: La reconnaissance doit être exprimée par un supérieur de niveau hiérarchique près de celui à qui s’adresse le témoignage de reconnaissance. Cependant, il est important de prendre en considération le fait qu’il existe des exceptions: la reconnaissance provenant d’une personne occupant un poste hiérarchiquement supérieur ou d’un collègue pourrait constituer une source de fierté et de valorisation pour certains employés.
  4. La variabilité: Il est primordial d’entretenir une certaine diversité en matière de manifestation ou d’expression de reconnaissance en milieu de travail. La reconnaissance doit être exprimée par l’intermédiaire d’un éventail de moyens diversifiés. Les actions nécessitent d’être réinventées constamment et ce, en fonction de la personnalité et des attentes des employés qui varient selon les circonstances. Il importe de préciser qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser succinctement toutes les formes de reconnaissance, mais il faudra par contre maintenir un équilibre entre les formes de reconnaissance afin de combler les besoins des travailleurs.
  5. La personnalisation: La reconnaissance doit être adaptée aux caractéristiques et aux valeurs propres à un individu ou à un groupe d’employés. Il existe peu de pratiques de reconnaissance qui s’adaptent à tous et aucune recette déjà toute faite. En fait, une certaine connaissance de l’individu est souhaitable afin que celui-ci se sente interpellé par la marque de reconnaissance qui lui est adressée. Il importe de connaître la personne avant de pouvoir la reconnaître.
  6. La légitimité: Les sources de reconnaissance doivent être significatives et crédibles pour la personne qui en reçoit le témoignage. En fait, la reconnaissance paraîtra plus légitime si elle est exprimée par une personne qui connaît bien le métier, les défis et les exigences rencontrés par la pratique professionnelle.
  7. La spécificité: La reconnaissance doit être formulée de façon précise afin que la personne à qui s’adresse le témoignage soit apte à comprendre la gratitude exprimée. Le message doit clairement refléter la réalisation, l’effort, le trait de personnalité, l’attitude, ou tout autre élément qui fait l’objet du témoignage et de la considération.
  8. La cohérence: Les pratiques de reconnaissance doivent être en lien avec les objectifs et les priorités de l’organisation. Dans le même ordre d’idées, les discours des membres de l’organisation doivent correspondre à leurs gestes et aux mesures qu’ils adoptent. Les discours et les actions doivent véhiculer le même message.

« Ces critères constituent des principes de base qui guident la personne qui désire exprimer de la reconnaissance à autrui, soulignent les auteurs. Or, il importe de prendre en considération le fait qu’il existe, en dépit des critères de qualité, certaines conditions facilitant l’expression de la reconnaissance en milieu de travail. À l’opposé, certains obstacles peuvent freiner le désir de manifester de la reconnaissance à une autre personne. Il est primordial d’être conscient de ces aspects et d’être en mesure d’en surmonter les obstacles. Les effets bénéfiques qu’elle engendre tant sur l’individu que sur l’organisation sont non négligeables et d’une importance indéniable. »

Source: http://cgsst.com

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