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L’employeur belge débourse 247 euros pour que le salarié en touche 100

Cette année, le salarié moyen belge travaillera jusqu’au 6 août pour financer les dépenses publiques, d’après l’étude publiée par l’Institut économique Molinari sur base des données calculées par Ernst & Young. Notre pays détient toujours le record de la taxation du salarié moyen.

L’étude qui a permis de calculer le jour de libération fiscale des 28 pays de l’Union européenne (UE) montre que le salarié belge ne sera libéré de ses obligations fiscales qu’à partir du 6 août. La Belgique reste en tête des pays taxant le plus leurs salariés, suivie de la France, de l’Autriche et de la Hongrie.

Le taux d'imposition réel du salarié moyen atteint 45,19% en 2015. Il a baissé de 0,08% sur un an et a augmenté de 1,20% depuis 2010, date de la première édition de cette étude. Concrètement, un salarié moyen générant 100 € de revenus avant charges et impôts supportera en 2015 45,19 € de prélèvements obligatoires. Il pourra, in fine, disposer à sa guise de 54,81 € de pouvoir d'achat réel, ce qui représente 8 centimes de plus que l’an passé et 1,20 € de moins qu’en 2010.

En 2015, les impôts et taxes retenus dans le périmètre de notre étude dépassent le pouvoir d'achat après impôts dans 6 pays. Comme l'an passé, les champions de la fiscalisation sont la Belgique et la France. Les prélèvements obligatoires y représentent 59,47% et 57,53%. Suivent ensuite l'Autriche, la Hongrie, la Grèce et l'Allemagne. Les taux de prélèvements obligatoires y varient de 56,42% à 52,27%. Dans ces 6 pays, plus de la moitié des revenus liés au travail sont prélevés au titre des impôts et charges. Cela signifie que le salarié moyen n'a pas de maîtrise directe sur plus de 50% des fruits de son travail, son influence sur la prise de décision étant au mieux indirecte.

La fiscalité pesant sur le salarié moyen varie très fortement d'un pays à l'autre. Les employeurs Belges et Français doivent, par exemple, débourser 247 et 235 € pour que leurs salariés moyens disposent de 100 € de pouvoir d'achat. À l'opposé, les employeurs du Royaume‐Uni, d'Irlande, de Malte ou de Chypre peuvent se contenter de distribuer entre 154 et 132 € pour générer 100 € de pouvoir d'achat réel.

Alors que certains pays continuent la politique de hausses de charges et d’impôt, mise en place par les États européens suite à la crise financière de 2008-2009, d’autres font le chemin inverse. Derrière la moyenne se cache une évolution contrastée. Sur un an, 14 pays de l’UE participent à la baisse des prélèvements obligatoires et 13 à la hausse. La pression fiscale de la Grèce, qui avait enregistré la hausse la plus forte l’an passé, reste stable. À noter que l’écart entre les 19 pays de la zone euro et les 9 pays hors zone euro s’est accentué. La zone euro a subi une légère hausse de la pression fiscale, alors qu’à l’inverse, la pression fiscale a baissé hors zone euro.

 

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