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Le turnover des dirigeants d’entreprise atteint un niveau record dans le monde

Quelque 17% des 2.500 plus grandes entreprises cotées en bourse à travers le monde ont changé de dirigeant en 2015, un chiffre record depuis 16 ans, révèle l’étude CEO Success (Strategy&/PwC). Parmi ces nouvelles nominations, moins de 3% ont concerné des femmes, soit le plus bas niveau de recrutement annuel de femmes CEO depuis 2011.

Les grandes entreprises sont de plus en plus nombreuses à choisir leur nouveau dirigeant en dehors de leurs propres rangs dans le cadre d’une succession planifiée, signe que le recrutement d’un dirigeant externe à l’entreprise relève plus d’un choix de leadership délibéré que d’une nécessité. En effet, le recrutement d’un outsider a représenté 22% de l’ensemble des nouvelles nominations de CEO effectuées dans le cadre d’une succession programmée entre 2012 et 2015, contre seulement 14% sur la période 2004-2007. Et près des trois quarts de ces outsiders ont été nommés dans le cadre d’une succession planifiée entre 2012 et 2015, contre 43% entre 2004 et 2007. La majorité des entreprises continue toutefois de nommer des dirigeants issus de leurs propres rangs (‘insiders’): 77% d’insiders ont été recrutés en 2015, contre 23% d’outsiders.

Les secteurs qui connaissent le plus de transformations aujourd’hui sont aussi ceux ayant nommé le plus grand nombre d’outsiders au cours des dernières années. C’est le cas notamment des télécommunications où 38% des dirigeants recrutés entre 2012 et 2015 étaient étrangers à l’entreprise, mais aussi des services publics (32%), de la santé (29%) et de l’énergie (28%). À l’opposé, la part des recrutements externes est au plus bas dans les secteurs de l’informatique (15%), des matériaux (19%), de la distribution et des produits de consommation (19%) et de l’industrie (21%). D’un point de vue géographique, entre 2012 et 2015, les entreprises ayant leur siège en Europe occidentale ont été près de deux fois plus nombreuses que leurs homologues d’Amérique du Nord à nommer des outsiders au poste de CEO (30% contre 18% respectivement).

2015, année peu favorable au leadership féminin

Au niveau mondial, la part des femmes parmi les dirigeants d’entreprise nouvellement nommés est tombée à moins de 3%, son plus bas niveau depuis 2011. Sur les 359 nouveaux CEO de la promotion 2015, seuls 10 étaient des femmes. Le bilan est encore plus mauvais aux États-Unis et au Canada, où la part des femmes a baissé pour la troisième année, atteignant son plus bas niveau historique depuis le lancement de l’étude en 2000. Sur les 87 nouveaux dirigeants d’entreprise nommés dans ces deux pays au cours de l’année écoulée, un seul était une femme (soit environ 1%, contre 4% en 2014 et plus de 7% en 2012). Pourtant l’Amérique du Nord reste la région qui a nommé le plus de dirigeantes d’entreprise au cours des 12 dernières années, avec un total de 4% de femmes recrutées, contre 2,3% en Europe occidentale. Les femmes CEO sont plus souvent recrutées à l’extérieur de l’entreprise que ne le sont les hommes: 32% des dirigeantes entrantes ou sortantes entre 2004 et 2015 étaient des outsiders, contre 23% seulement de leurs homologues masculins.

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