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Le travailleur belge envisagerait l’intelligence artificielle avec optimisme

Les Belges se montrent globalement optimistes par rapport à l’intelligence artificielle (IA), à en croire une enquête du Boston Consulting Group et d’Ipsos. Dans le monde du travail, le recours à l’intelligence artificielle serait plus répandu en Belgique que dans les pays voisins, que ce soit la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Mieux encore, les feed-back de l’expérience de l’IA sont plus positifs qu’ailleurs.

Plus d’un Belge sur deux (54%) est déjà confronté à l’IA au travail ou s’attend à l’être dans les deux années à venir, une proportion plus élevée que chez nos voisins: France (44%), Allemagne (45%) ou Royaume-Uni (47%). C’est ce que montre cette enquête pour laquelle a notamment été sondé un échantillon de 1.004 travailleurs belges représentatifs en termes de sexe, d’âge, de profession et de localisation. Près d’un travailleur belge sur quatre (24%) a déjà recours à des applications basées sur l’IA au travail – un pourcentage également plus élevé qu’en France (16%), en Allemagne (15%) ou au Royaume-Uni (20%).

Plus d’efficacité au travail, plus de croissance pour les entreprises

Celles et ceux qui travaillent déjà avec l’IA en connaissent parfaitement les avantages. Plus de six travailleurs sur dix utilisant déjà l’IA (62%) observent un impact positif sur leur productivité. Une proportion similaire (60%) indique que l’IA leur permet d’obtenir de meilleurs résultats. Pour un petit peu plus de la moitié des répondants (55%), l’IA est également un moyen de mieux organiser leur travail. Sur tous ces plans, on ne relève aucune différence basée sur le sexe, le groupe d’âge ou les niveaux de fonction. A la question de savoir quels sont les effets positifs de l’IA sur leur entreprise ou leur organisation, près de sept travailleurs sur dix (68%) ont indiqué qu’ils pressentaient une croissance plus marquée de leur entreprise ou organisation.

Un tableau contrasté

Entre utilisateurs et non-utilisateurs, le ressenti global reste cependant contrasté. D’une part, l’intelligence artificielle est déjà – quoique modestement – entrée dans les mœurs de la vie en entreprise: 25% des répondants indiquent que leur organisation a effectivement recours à l’IA – au-delà du sexe, de l’âge et du niveau de fonction. D’autre part, il faut aussi compter la perception subjective : l’IA laisse encore les travailleurs belges dubitatifs. Deux Belges sur trois se disent curieux des possibilités offertes par l’intelligence artificielle. Trois Belges sur dix pensent même que ses retombées seront exclusivement positives. Néanmoins, un Belge sur deux se dit préoccupé par les conséquences d’une mise en œuvre à grande échelle de l’IA.

Moins d’emplois, plus de sécurité d’emploi

Étonnamment, sept Belges sur dix (70%) estiment également que la diminution de la charge de travail finira par entraîner des pertes d’emplois. En parallèle, plus de la moitié d’entre eux (53%) pensent que l’IA n’aura pas de conséquences négatives sur leur propre sécurité d’emploi. Les Belges perçoivent également certains risques, comme une inégalité accrue entre groupes favorisés et défavorisés. Enfin, 25% des répondants estiment que l’IA favorisera un recul de la discrimination entre hommes et femmes.

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