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Le secteur public expérimente différentes formes de partage de talents

Un cadre juridique strict n’empêche nullement l’innovation dans la mobilité et la flexibilisation des carrières. En témoignent plusieurs initiatives lancées dans le secteur public, dont le réseau « Talent Exchange » ou les expériences des CPAS en matière de mutualisation de la main d’œuvre. Des expérimentations qui pourraient aussi inspirer les entreprises du secteur privé.

La flexicurité - cette stratégie intégrée ambitionnant de renforcer à la fois la flexibilité et la sécurité sur le marché du travail - est la pierre angulaire du programme proposé au fil de l’année 2016 par HR Public, plate-forme réunissant les responsables RH du secteur public. Une des dimensions clés de la flexicurité n’est autre que la mobilité, un enjeu de taille pour un secteur où il faut sans cesse faire davantage avec moins de moyens. Mais la réalité est-elle si différente dans le secteur privé ?

Comment stimuler la mobilité ? Comment la rendre effective et efficace ? La question se pose avec acuité dans les deux secteurs, mais avec un défi supplémentaire dans le public puisque celui-ci doit jongler avec des contraintes réglementaires importantes. Or, c’est bien connu : les contraintes sont également sources de créativité et d’innovation. C’est ce qu’a démontré le colloque organisé par HR Public à Liège, le 1er juin dernier, en collaboration avec le SEGI et l’Université de Liège, avec le soutien de HR Square.

Les expériences présentées témoignent du fait qu’un cadre juridique strict n’empêche nullement l’innovation dans la mobilité et la flexibilisation des carrières. Ainsi, « Talent Exchange », réseau initié en 2012, permet le partage de talents entre organisations pour des missions à durée déterminée. Une forme de flexicurité qui va jusqu’à dépasser les frontières de niveaux de pouvoir. Quant aux CPAS wallons, subissant le pression de ressources financières et humaines insuffisantes avec l’exigence de remplir toujours plus de missions, ils explorent différentes pistes de mutualisation de la main d’œuvre.

Si l’on peut se féliciter d’une telle créativité dans un secteur public qui, par bien des exemples, pourrait aujourd’hui être source d’inspiration pour le privé, il faut admettre que la plupart des nouveaux dispositifs de sécurisation développés relèvent encore d’une forme de bricolage. Comme le souligne le professeur François Pichault de HEC-Ecole de gestion de l’Université de Liège, il est maintenant indispensable de définir de nouveaux critères normatifs notamment dans la sphère publique, afin de se doter de repères pour guider les actions et initiatives.

Lisez le compte-rendu de ces expériences et l’analyse du professeur Pichault dans HR Square n°12 (septembre-octobre 2016). Demandez un numéro d’essai gratuit à Jens Ottoy ou prenez contact par téléphone au 02/515.07.60. Pour devenir membre du réseau HR Square et ne manquer aucune de nos éditions, contactez Nathalie Dierickx. L’adhésion à HR Square vous permet de bénéficier de l’accès à l’intégralité du contenu en ligne et à bien d'autres avantages.

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