< Retour au sommaire

Le secteur des hôpitaux freine la croissance du nombre de ses ETP

L’emploi direct dans le secteur des hôpitaux généraux représente 95.898 équivalents temps plein (ETP, hors médecins indépendants qui ne figurent pas au payroll). La maîtrise de la charge de rémunération a permis d'améliorer le résultat courant d'exploitation de 0,5% à 1,1% du chiffre d'affaires.

Depuis 21 ans, Belfius analyse la situation financière, au sens large, des hôpitaux généraux, par le biais de l’étude Maha (Model for automatic hospital analyses). Pour la septième année consécutive, 100% des hôpitaux généraux (privés et publics) ont participé à cette étude. Cette analyse donne donc une image parfaite de l'évolution du secteur au cours des dernières années.

En 2014, le nombre d’ETP a augmenté de 0,4%, soit 380 ETP. Les années précédentes, cette croissance était encore d'1% à 2,5%. Une série de facteurs expliquent le frein à la croissance en 2014. La hausse du nombre d'ETP dans le cadre du plan cancer ne s'est pas maintenue en 2014. Et dans le cadre de l'équipe mobile, l'effectif du personnel n'a pas non plus été augmenté. La catégorie du personnel mis à disposition a continué à baisser en raison des départs naturels (-8,9%). Enfin, le secteur a également freiné la croissance du nombre d'ETP en fonction de l'évolution financière attendue à plus long terme.

Par rapport à la forte hausse du chiffre d'affaire de 3,4%, les auteurs de l’étude n’observent qu'une augmentation de 0,5% de la charge de rémunération. L'évolution des salaires, de loin la charge la plus importante du secteur, a été fortement limitée en 2014. Outre la hausse limitée du nombre d'ETP, on assiste à une stabilité du coût par ETP en 2014. En 2012 et 2013, ce coût avait encore à chaque fois augmenté de 3%. Les salaires n'ont pas été indexés en 2014, contrairement à 2012 avec effet plein en 2013. De plus, on constate une diminution de l'ancienneté moyenne du personnel soignant, infirmier et paramédical.

Grâce au test combiné sur la santé financière, les auteurs analysent, sur 4 ans, dans quelle mesure les institutions respectent les normes indicatives définies pour plusieurs ratios: fonds propres effectifs (FP hormis les subsides d'investissement) sur le total du bilan >20%, cash-flow/dettes à long terme arrivant à échéance > 1,1, liquidité (acid-test, montants de rattrapage non compris) > 1 et, enfin, investissements suffisants en fonction de l’ancienneté de l'infrastructure. Un peu plus d'un hôpital général sur cinq ne respecte qu’un des quatre critères financiers de base définis ou n'en respecte aucun. Ce groupe d’institutions augmente d’année en année. Le groupe qui respecte au moins trois critères reste relativement stable (62% en 2014). Enfin, on assiste à une diminution du nombre d’hôpitaux qui respectent les 4 critères (de 25,3 % à 14,9 % entre 2013 et 2014).

 

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages