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Le métier de DRH s’est enrichi, mais au prix d’horaires de travail qui explosent

Pas moins de 88% des DRH français considèrent que, depuis cinq ans, leur métier s’est enrichi, 76% disent qu’il est devenu plus stratégique et 70% qu’il est plus intéressant au quotidien. Mais ils reconnaissent ne pas être épargnés par les difficultés au travail… qu’ils sont censés eux-mêmes accompagner, comme des horaires de travail qui explosent, la difficulté de déconnecter du travail et les conflits avec leur éthique et leurs valeurs.

C’est ce que nous apprend la dernière radioscopie des DRH publié par le groupe Cegos, conduite en France au mois de février 2019 auprès de 1.065 salariés et 201 directeurs ou responsables des ressources humaines, travaillant tous dans des entreprises du secteur privé ou des organisations de plus de 100 salariés. Premier constat: de plus en plus de responsables RH aujourd’hui en poste ne viennent pas de la fonction RH. Ainsi, 41% d’entre eux (+14 points vs 2016) disent être arrivés à leur poste actuel parce qu’ils ont toujours été attirés par cette fonction et qu’ils ont saisi l’opportunité d’accéder à un poste de DRH dès qu’elle s’est présentée. 54% ont exercé plusieurs années dans la fonction RH et ont été promus à leur poste actuel: c’est 12 points de moins qu’en 2016.

C’est l’accompagnement humain qui attirent

L’accompagnement du développement des compétences des collaborateurs constitue, de loin, le principal critère d’attractivité (61%) de la fonction pour les DRH aujourd’hui en poste. Viennent ensuite: l’accompagnement humain des projets de changement (34%), le fait d’être au cœur des décisions stratégiques de leur entreprise (33%) et le fait d’être un acteur clé du dialogue social (33%). Lorsqu’on les interroge sur les missions qu’ils ont effectivement trouvées une fois en poste, c’est l’accompagnement humain des projets de changement qui arrive en tête (41%), devant le développement des compétences des collaborateurs (35%) et le fait de faire bouger les lignes de l’organisation (33%). Enfin, l’accompagnement humain des projets de changement constitue bien leur premier motif de satisfaction (37%), devant le développement des compétences (36%), le fait d’être au cœur du dialogue social (33%) et le fait de jouer un rôle de conseil auprès des managers (33%).

Les DRH-RRH se voient majoritairement comme des professionnels de terrain et de dialogue: 52% disent être des DRH de proximité, 39% des DRH Communicants, 30% des DRH Métiers, 23% des DRH Développeurs de talents, 19% des DRH Coach et 16% des DRH gestionnaires de processus.Les DRH vouent un fort intérêt pour leur rôle de conseil... mais leur quotidien reste fortement marqué par la gestion administrative, représentant un quart de leur temps de travail (+13 points vs 2012). Viennent ensuite: le rôle de conseil (23%, -4 pts), le rôle de partenaire stratégique (20%), le rôle de négociation avec les partenaires sociaux (16%) et le rôle d’expert juridique et technique (16%). De fait, 76% des professionnels interrogés disent passer beaucoup de temps à mettre en place des accords faisant suite à des évolutions réglementaires (+12 pts depuis 2012) et 56% rencontrent des difficultés pour valoriser l’apport de la fonction RH aux objectifs stratégiques de l’entreprise (+4 pts). 40% d’entre eux déclarent manquer d’informations sur la stratégie de l’entreprise (+19 pts vs 2012) et 52% se heurtent au manque de vision sociale et d’anticipation de leur direction.

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