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Le développeur d’apps n’est plus un amateur

Début 2015, la fédération technologique Agoria dénombre 200 entreprises et 1.200 développeurs spécialisés dans les applications mobiles en Belgique, soit une légère progression par rapport à 2014. Le marché se consolide et se professionnalise, de nombreuses start-ups ayant déjà été rachetées et intégrées dans des entreprises de plus grande taille.

« Le développeur d’apps n’est plus un amateur, mais un professionnel, souligne Marc Lambotte, CEO d’Agoria. 70% d’entre eux exercent déjà leur activité dans une entreprise. » Et ceux qui croyaient que les apps seraient principalement une question de jeux et de loisirs se sont fourvoyés. « Les apps sont surtout développées pour le marché B2B et sont de plus en plus utilisées dans des processus de production. » Dans ce contexte, Agoria continue d’investir dans le développement de sa plateforme pour constructeurs d’apps, Agoria Mobile ICT. Elle mettra d’ailleurs le savoir-faire belge dans ce domaine à l’honneur lors du Mobile World Congress qui se tiendra à Barcelone du 2 au 5 mars. 


En février 2013, la fédération technologique dénombrait 400 développeurs d’apps. À peine un an plus tard, ils étaient déjà un millier et début 2015, 1.200. En réalité, le nombre d’emplois concernés est encore plus élevé, car après le développement des apps, il faut aussi créer des fonctions spéciales dans les entreprises qui les utilisent ainsi que dans le marketing et la vente de ces produits. Notre pays compte actuellement 200 entreprises spécialisées dans le développement d’apps. Certaines d’entre elles sont même devenues des valeurs sûres et occupent plusieurs dizaines de collaborateurs. D’autres ont été rachetées et intégrées dans des entreprises médias ou TIC classiques.

Qui est le développeur d’apps?

Ce qui frappe, c’est la rapidité à laquelle le secteur s’est professionnalisé : le développeur amateur disparaît à un rythme accéléré (6%). Les développeurs indépendants (18%) et surtout les salariés (68%) dominent le secteur dans notre pays. Il n’est dès lors pas étonnant que le secteur des apps réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires grâce au développement d’apps pour des tiers (58%) ou des abonnés (20%). C’est le marketing qui représente la difficulté la plus importante pour les développeurs et start-ups belges: comment faire en sorte que mes apps soient découvertes ? Et il s’agit surtout d’être remarqué dans l’iOS Appstore, pour lequel la plupart des apps sont développées (68% des projets). Vient ensuite Google Play (50%).

Que fait le développeur d’apps?

Dans notre pays, le développeur d’applications conçoit des apps pour smartphones (92%) et tablettes (80%). Les applis pour accessoires connectés, ou « wearables » (26%), constituent une grande nouveauté. Ce ne sont pas les jeux (10%) mais les applications B2B (64%) qui représentent le principal débouché. Les apps pour les médias (28%), l’apprentissage mobile (26%), les entreprises (24%), les loisirs (20%) et la santé et le fitness (16%) sont autant d’autres marchés importants.

Que sera le futur du développeur d’apps?

Pour soutenir ce nouveau secteur, Agoria a créé l’App Alliance il y a deux ans. Aujourd’hui, cette plateforme s’appelle Agoria Mobile ICT. « Le secteur du développement des apps a atteint sa maturité, indique Marc Lambotte. Il ne se cantonne plus aux jeux et gadgets. Ce sont désormais des produits stratégiques, utilisés dans les milieux professionnels et faisant partie de notre quotidien. Il s’agit par exemple d’outils permettant d’améliorer la productivité (suivi d’informations en temps réel) et la sécurité (accès aux données internes) dans les entreprises, de gérer notre consommation énergétique à domicile (domotique, Internet des objets), de surveiller notre santé (mobile health, applications fitness…) ou encore de gérer nos comptes bancaires (mobile banking). »

La fédération technologique étend considérablement son soutien à ce secteur. « Nos entreprises spécialisées dans le développement d’applications mobiles souhaitent se développer à l’international, conclut-il. Forte de sa large expérience dans le domaine de la promotion des exportations, Agoria s’avère le partenaire idéal. Par ailleurs, nous allons aider nos entreprises concernant des sujets importants, tels qu’une réglementation praticable en matière de respect de la vie privée, l’approche BYOD (Bring your own device), le déploiement et la gestion des smartphones et apps dans les entreprises et l’organisation d’événements de réseautage. Agoria a également rédigé une charte éthique (code de conduite déontologique) qui vise à faciliter la relation entre les développeurs et leurs clients. »

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