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Le capital humain belge reconnu comme levier d’innovation

Les efforts d’innovation des entreprises sont élevés en Belgique comparé à beaucoup d’autres pays européens, montre une analyse de la FEB. Son principal atout, selon celle-ci? Son capital humain.

Ces dernières années, on a souvent entendu certains déclarer que ‛les entreprises belges sont à la traîne en ce qui concerne l’innovation’ ou encore que ‛les dépenses dans l’innovation sont trop faibles en Belgique par rapport à d’autres pays’. Afin d’évaluer la pertinence de ces affirmations, la FEB a fait le point sur l’innovation dans notre pays.

L’analyse met en évidence, chiffres à l’appui, que la Belgique est un lieu d’innovation attractif: les entreprises belges ont une bonne position en tant qu’innovateurs et elles n’ont pas à rougir de leurs dépenses en innovation, indiquent les auteurs. « Cela n’est pas étonnant, compte tenu des coûts (salariaux, énergétiques) très élevés en Belgique. Nos entreprises sont obligées de travailler sur les améliorations technologiques et organisationnelles pour maintenir une position compétitive. » Lorsqu’on estime la corrélation entre les investissements des entreprises et ces effets, on voit que la Belgique n’est pas en désaccord avec la tendance générale: ses efforts d’investissements sont traduits par des effets économiques élevés, bien que les deux puissent encore augmenter en complémentarité.

La FEB a par ailleurs élaboré un tableau résumant les forces et faiblesses de la Belgique en tant que lieu d’innovation. Le premier cité est son capital humain, à côté de clusters forts et des incitants fiscaux. « Le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur est l’un des plus élevés d’Europe (79 pour 1.000 personnes âgées de 20 à 29 ans). Il est supérieur aux Pays-Bas (73) et à l’Allemagne (56). De plus, la qualité des systèmes d’éducation est également reconnue (voir World Economic Forum, ‘Global Competitiveness Report 2014- 2015’). »

Mais les ressources humaines se situent aussi dans la colonne des faiblesses, en raison des coûts salariaux élevés, de l’inadéquation sur le marché de l’emploi et d’un déficit de culture entrepreneuriale.

La FEB conclut par plusieurs recommandations au nouveau gouvernement: 

(1) Renforcer la compétitivité des entreprises (entre autres en éliminant le handicap du coût salarial, y compris pour les travailleurs de la connaissance);
(2) Réduire l’inadéquation sur le marché du travail (notamment grâce à une collaboration intense entre les entreprises et l’enseignement);
(3) Créer un environnement favorable à l’entrepreneuriat (en garantissant, par exemple, une plus grande stabilité et une sécurité juridique ainsi qu’en améliorant la qualité de la législation);
(4) Fournir les conditions favorables au renforcement des clusters (y compris les centres collectifs pour la R&D, qui sont un élément unique de notre système d’innovation);
(5) Développer une stratégie intégrée et cohérente au niveau européen (via un soutien à l’innovation et la R&D, le renforcement du marché unique et en faisant reconnaître l’Europe comme centre d’excellence…). 

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