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L’augmentation des coûts salariaux constitue la principale préoccupation des entreprises belges

Près de la moitié des entreprises belges estiment que la hausse des coûts salariaux dans notre pays représente la préoccupation principale. L’absentéisme des travailleurs pour cause de maladie arrive en deuxième place. La flexibilisation de la durée du travail est jugée importante par quasi une entreprise sur trois.

Acerta a récemment mené un sondage auprès de quelque 300 employeurs dans notre pays afin d’identifier leurs principales priorités. Pour 47% des entreprises interrogées, le gouvernement belge doit principalement accorder de l’attention à la problématique de la maîtrise des coûts salariaux. Au moyen de l’accord budgétaire récent, le gouvernement a renforcé la loi sur la compétitivité. Ce faisant, il apaise déjà partiellement l’inquiétude des employeurs, d’après Acerta.

Le gouvernement prévoit un certain nombre de mesures pour supprimer une partie du handicap salarial subsistant et pour éviter un nouveau déraillement par rapport à la hausse des coûts salariaux dans nos pays voisins. Si ce projet est également réalisable sur le terrain, cela signifie que les coûts salariaux belges continueront d’être conformes à ceux de nos pays voisins. « Cette préoccupation est prioritaire pour la compétitivité économique de notre pays », note Dirk Wijns, directeur d’Acerta Consult.

L’impact considérable de l’absentéisme 

Selon 47% des employeurs également, l’absentéisme en raison de maladie mérite aussi l’attention politique de toute urgence. Une enquête précédente a déjà révélé que le pourcentage d’absentéisme pour cause de maladie dans les entreprises présente une tendance à la hausse manifeste au fil des années. L’enquête d’Acerta et d’Idewe en matière d’absentéisme à long terme démontre aussi que la probabilité qu’un travailleur reprenne effectivement le travail après une maladie de longue durée diminue à mesure que la durée de l’absence augmente. Dès lors, l’absentéisme pour maladie pèse lourd sur le budget des entreprises.

« Il faudrait mettre davantage l’accent sur les programmes de prévention et de réintégration, indique Dirk Wijns. Les ministres belges de l’Emploi et de la Santé publique élaborent un projet de loi qui doit favoriser la réintégration des travailleurs malades par le biais de la mise en place d’un parcours de réintégration pour les travailleurs absents à long terme. De plus, ne sous-estimez pas l’utilité de la prévention : une politique préventive en matière d’absentéisme pour maladie assortie d’une implication active des dirigeants peut entraîner un réel recul de cet absentéisme dans les entreprises. »

Flexibilisation de la durée du travail

Les négociations budgétaires passées ont permis une grande évolution en termes de flexibilisation du temps de travail. Pour 29% des employeurs, cette durée du travail représente aussi une priorité au niveau politique. À l’aide du nouvel accord budgétaire, il conviendra bientôt de respecter une durée de travail hebdomadaire moyenne calculée sur une année complète, au lieu d’en tenir compte à la fin d’un trimestre. Parallèlement, le régime existant de la « petite flexibilité » a été quelque peu assoupli. Cette règle tirée de la loi sur le travail permet d’appliquer des horaires de pointe et des horaires creux sans sursalaire. Pour les travailleurs, l’épargne-carrière joue principalement un rôle crucial sur le plan de la flexibilité du travail. Les données d’Acerta révèlent que 70% des travailleurs belges sont prêts à faire des heures supplémentaires sans percevoir de sursalaire au moment de la prestation s’ils peuvent compenser ces heures plus tard dans leur carrière.

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