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L’année 2017 a été historiquement basse sur le front des restructurations

C’est le SPF Emploi qui l’annonce dans son analyse couvrant la période janvier à décembre 2017: c’est vrai tant pour le nombre de licenciements annoncés (3.829) que de procédures entamées (62). Par rapport aux années records 2012-2013, il ainsi est question d'une diminution de 77% des licenciements annoncés (16.707 en 2012) et de près de 50% de procédures en moins (132 procédures en 2013). Cette évolution a également eu une influence en ce qui concerne la durée moyenne de la procédure.

Entre janvier et décembre 2017, 62 unités techniques d’exploitation ont annoncé une intention de procéder à un licenciement collectif, ce qui a concerné 3.829 travailleurs (916 à Bruxelles, 2.193 en Flandre et 720 en Wallonie). La province d’Anvers a été la province la plus affectée en Flandre. Au Sud du pays, la province du Hainaut est la plus affectée. Au premier trimestre, le licenciement collectif au Limbourg, relativement haut, doit être imputé à l’annonce de fermeture intervenue chez JLG, à Maasmechelen, entreprise spécialisée dans les nacelles élévatrices. Les chiffres à Anvers sont quelque peu surestimés étant donné qu’ils comprennent les annonces de 302 licenciements chez les filiales de Blokker qui sont en réalité reparties dans tout le pays. Le nombre d’annonces pour le Hainaut doivent être revus à la baisse parce qu’ils reprennent les licenciements de l’entreprise de transport DSV à Seneffe avec 139 licenciements annulés début avril.

Au second trimestre, la Flandre occidentale a vu le nombre de licenciements collectifs augmenter essentiellement du fait du licenciement collectif annoncé chez Bombardier avec 160 licenciements. Le Brabant flamand et le Brabant wallon ont aussi vu une augmentation de leurs chiffres suite aux licenciements collectifs annoncés chez Vinçotte à Vilvorde (195) et chez Wendt Board à Nivelles (107). Au troisième trimestre, période des vacances d’été, il y a habituellement moins d’annonces de licenciements collectifs. À la mi-septembre a eu lieu l’annonce la suppression de 105 emplois dans le groupe de radio-télévision RTL. Un fournisseur de Volvo Benteler Automotive Belgium situé à Gand a fait l’objet d’une attention médiatique pour avoir annoncé son intention de licencier 80 travailleurs.

Enfin, au cours du dernier trimestre, on a connu un certain nombre de licenciements collectifs médiatisés tels que ceux de l'Agence flamande “Integratie en Inburgering” (170 emplois), chez Truflo-Rona à Herstal (105 emplois, spécialisée dans les fournitures pétrochimiques) et chez Coca-Cola (79 emplois), chez le géant du tapis Balta à Audenarde (près de 200 emplois) et chez le fabricant de lampes Philips Turnhout (78 emplois).

5 procédures non suivies d’effets

Alors que les chiffres précédents étaient basés sur les procédures d’informations et consultations entamée durant la période allant de janvier à décembre 2017, les données suivantes se basent quant à elles sur les informations et consultations clôturées durant la période. Sur les 8.124 travailleurs initialement concernés par une annonce d’intention de procéder à un licenciement collectif dans les 67 unités techniques d’exploitation qui ont clôturé leur procédure d’information et de consultation entre janvier et décembre 2017, 6.790 travailleurs restent touchés par un licenciement collectif.

Au premier trimestre de 2017, le SPF Emploi a reçu les notifications de Caterpillar et ING, les deux grandes annonces de licenciements collectifs du dernier trimestre 2016. Pour Caterpillar, le bilan est de 1.997 licenciements alors que l’annonce concernait 2.101 travailleurs. ING a notifié le licenciement de 932 travailleurs alors qu’elle en avait annoncé 1.700. Ensemble avec ses deux plus importants sous-traitants, le bilan de Caterpillar s’élève à 2.143 licenciements. Ces deux annonces influencent toutes les statistiques, c’est-à-dire sur Bruxelles (ING) et sur la Wallonie (Caterpillar), mais aussi sur la province et sur les secteurs (secteur métal et secteur financier). Le SPF Emploi a aussi reçu les notifications pour Struik Foods (agro-alimentaire, notification du licenciement de 91 personnes), Omega Pharma (chimie, notification du licenciement de 43 personnes), Marks &Spencer (distribution, 121 licenciements notifiés), la production de luminaires Feilo Sylvania (142 licenciements notifiés) et Philips Turnhout (58 licenciements).

Au deuxième trimestre, les notifications ont concerné JLG (185 licenciements collectifs notifiés) à Maasmechelen, entreprise spécialisée dans les nacelles élévatrices dont l’annonce était intervenue au premier trimestre 2017. Deux autres licenciements collectifs ont été notifiés, celui du sous-traitant de Caterpillar « Yusen Logistics » à Courcelles (122 licenciements collectifs notifiés) et celui d’Ergo Insurance à Bruxelles (164 licenciements collectifs notifiés). Au troisième trimestre 2017 a eu lieu la notification de la chaine de distribution Blokker NV (230 licenciements collectifs notifiés). Une autre grande notification d’un licenciement collectif est celle de l’entreprise Vinçotte (189 licenciements collectifs notifiés). Au cours du dernier trimestre, le SPF Emploi a reçu entre autres la notification de Bombardier Brugge (perte d'emploi inférieure de près d'un quart à celle annoncée auparavant.). Plusieurs arrêts de la procédure de licenciement collectif ont également été signalés parce que le projet avait été retiré. Sur 62 procédures annoncées, 5 ont été résiliées prématurément, pour un total de 211 licenciements, elles ont été incluses dans les statistiques d’annonces, mais ne seront jamais suivies d’effets.

Durée de la procédure d’information et consultation

De toutes les procédures notifiées entre janvier et décembre 2017, presque 20% ont été notifiées dans un délai inférieur à 30 jours. Environ trois cinquièmes des procédures d’information et de consultation ont été notifiées endéans les 90 jours. Un peu plus qu’un quart des procédures d’information et de consultation ont duré plus de 120 jours. A titre informatif, une procédure a duré un peu plus de 532 jours, ce qui est exceptionnel.

La durée moyenne de clôture de la procédure d’information et de consultation durant la période de janvier à décembre 2017 est de 90 jours. En tenant compte du fait que le calcul contient quelques valeurs aberrantes avec des durées extrêmement longues ou extrêmement courtes, il est utile de procéder au calcul de la médiane: le résultat est alors de 80 jours. A titre de comparaison, voici les données des années précédentes: en 2011, moyenne de 71/médiane de 57; en 2012, moyenne de 57/médiane de 42; en 2013, moyenne de 86/médiane de 57; en 2014, moyenne de 72/médiane de 52; en 2015, moyenne de 76/médiane de 64 et, en 2016, moyenne 86/médiane de 66.

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