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La Wallonie reste figée dans la stagnation

Les indicateurs d’activité économique en Wallonie se sont à nouveau détériorés, observe l’Union Wallonne des Entreprises. A politique inchangée, la croissance restera faible en 2015. Pour la Wallonie, le chômage élevé et le manque de création d’emplois maintiendront la croissance en-dessous de celle de la Belgique dans son ensemble.

Selon l’enquête conjoncturelle UWE menée auprès des chefs d’entreprise wallons, leur activité s’est affaiblie sur les derniers six mois, alors qu’ils avaient prévu une amélioration pour la même période lors de la précédente enquête. Plus grave, les entrepreneurs wallons n’envisagent pas une amélioration pour les six prochains mois. Au contraire, les perspectives s’assombrissent, laissant augurer une activité économique presque aussi faible. Ces perspectives peu réjouissantes pour l’économie wallonne s’inscrivent sur une situation déjà fort préoccupante. Il semble en effet que les conséquences des deux épisodes de récession économique (2008 et 2012) continuent de faire des dégâts dans le tissu économique wallon, et singulièrement dans l’industrie.

Les chefs d’entreprise wallons prévoient un ralentissement de leurs exportations à un horizon de six mois. Cette perspective est en phase avec ce que suggèrent les indicateurs des principaux partenaires économiques de la Wallonie, à savoir l’Allemagne et la France. La seule lueur d’espoir vient des États-Unis où la reprise continue de se raffermir. On retrouve ce même manque de confiance chez les ménages wallons, dont l’indice s’est fortement dégradé depuis le début de l’année. La crainte du chômage et des perspectives économiques pessimistes en sont les principales causes.

Peu d’investissements en perspective

Les investissements des entreprises vont aussi à nouveau se ralentir, toujours selon l’enquête UWE, témoignant à la fois de la faiblesse de l’activité mais aussi et surtout d’un manque de confiance dans l’avenir. De même, l’investissement des ménages dans le logement restera très modéré, en dépit des taux d’intérêt très bas.

Compte tenu de ces circonstances, le taux de chômage a continué à augmenter en Wallonie durant le premier semestre de 2014, atteignant presque 12%, un taux maintenant similaire à celui de la Zone Euro. Ce taux pourrait encore augmenter jusque la fin de 2014 pour se stabiliser au cours de 2015, mais il ne diminuera pas de façon nette. En effet, les perspectives d’embauche, telles qu’elles ressortent de l’enquête UWE, s’affaiblissent encore, tout en restant positives.

Quelle croissance économique à court terme?

Ce taux de chômage élevé et la faiblesse de la création d’emplois devraient contraindre la croissance du PIB wallon à 0,6% en 2014 et 1% en 2015, en deçà de la croissance belge (respectivement 1% et 1,3%) et de la Zone Euro (0,8% et 1,2%). La légère progression de 2015 serait due à l’amélioration des marchés extérieurs (principalement les Etats-Unis), renforcée pour nos exportations par la dépréciation de l’Euro qui devrait se prolonger en 2015. Dans ce scénario pour 2015, l’UWE n’a intégré aucun changement d’orientation dans les politiques économiques, tant budgétaires que monétaire. Avec le résultat que la demande intérieure (européenne et belge) restera très modérée.

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