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La robotisation n’effraie pas (trop) les travailleurs

Près de sept travailleurs sur dix ne constatent pas de pertes d’emploi liées à la robotisation dans l’organisation qui les occupe. Un sur quatre s’attend même à ce que la numérisation et la robotisation rendent le travail plus intéressant. En règle générale, six sondés sur dix estiment qu’ils presteront aussi bien dans les trois à cinq ans.

C’est ce qui ressort d’une enquête biennale à grande échelle menée auprès de 1.700 travailleurs par Acerta. Seule une minorité de 8% craint pour son emploi sur le court terme à la suite de la numérisation et de la robotisation. 16% des sondés pensent tout de même que leur emploi va disparaître dans les cinq prochaines années à cause de la numérisation et de la robotisation. Les travailleurs estiment donc que l’impact de la robotisation et de la numérisation sur leur emploi est encore assez restreint. La majorité des employeurs prévoit que l’impact de l’introduction de nouvelles technologies sera bien plus conséquent sur les emplois disponibles dans les cinq prochaines années.

Travail plus intéressant, mais plus stressant

Même si 68% des travailleurs ne voient pas encore d’emplois disparaître, ils constatent tout de même un impact négatif de la robotisation sur leur carrière. La principale crainte liée à la robotisation est une augmentation du stress: 34% des travailleurs prévoient un impact négatif dû au stress sur le court terme, 39% s’attendent à ce que cette hausse apparaisse dans les cinq prochaines années. Les réactions sont moins négatives quant au contenu de l’emploi: 29% des travailleurs s’attendent à ce que la robotisation rende le travail plus intéressant. Parallèlement, 25% d’entre eux craignent que leur emploi devienne moins intéressant à cause de l’impact grandissant des robots et des ordinateurs.

« Personne ne part du principe que c’est “business as usual”, analyse Olivier Marcq, juriste chez Acerta. Personne ne nie le fait que les emplois et le marché du travail changent. Et comme toujours lorsqu’il s’agit de changements, les réactions diffèrent. Parmi les travailleurs, les réactions sont plutôt positives et dans l’expectative. Ceci peut s’expliquer par le fait que, contrairement aux employeurs, les travailleurs ne doivent pas déjà réagir concrètement - c’est du moins ce qu’ils croient. Et si réaction il doit y avoir, les travailleurs s’attendent à ce que celle-ci vienne de l’employeur. Ils ont confiance qu’ils pourront s’adapter et qu’ils disposeront du temps nécessaire pour le faire. Pour leur part, les employeurs devront être plus activement impliqués dans le rematching des employés tout au long de leur carrière. »

Investir dans la formation

59% des travailleurs sondés sont conscients qu’ils devront acquérir de nouvelles connaissances et compétences pour survivre sur un marché du travail numérisé. Les travailleurs s’attendent à ce que leur employeur prenne les initiatives nécessaires et s’occupe de leur formation. 63% sont confiants que leur employeur leur proposera les formations nécessaires pour pouvoir affronter le marché du travail numérisé. Toutefois, 52% des travailleurs sondés pensent qu’ils devront aussi investir dans leur formation pour pouvoir suivre la robotisation et la numérisation.

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