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La problématique d’emploi au top 5 des risques mondiaux les plus probables

Le taux de chômage ou de sous-emploi structurel élevé apparaît au cinquième rang des risques globaux les plus probables, le classement étant dominé par les conflits entre Etats. Le paysage des risques de 2015 témoigne des préoccupations quant à la capacité du monde à résoudre ses problèmes sociétaux les plus urgents.

Selon la 10ème édition du rapport Global Risks, le risque de conflit international constitue la plus grande menace pour la stabilité du monde ces 10 prochaines années. Réalisé avec le soutien de Strategic Partners Marsh & McLennan Companies et de Zurich Insurance Group et publié par le Forum économique mondial, ce rapport phare rassemble les résultats d'une enquête annuelle menée par plus de 900 spécialistes du risque dans le monde entier. En plus de fournir un classement des risques par leur probabilité à travers le monde, il analyse la nature interconnectée de ces risques et leur impact potentiel tant sur les entreprises que sur la société.

L’édition 2015 désigne le conflit entre états, avec des conséquences régionales comme le risque global n°1 en termes de probabilité et n°4 parmi les risques les plus sérieux en termes d'impact. En termes de probabilité, ce risque se place devant les événements climatiques extrêmes (n°2), l'échec des systèmes de gouvernance nationaux (n°3), l'effondrement ou la crise des états (n°4) et le taux de chômage ou de sous-emploi structurel élevé (n°5).

Lorsque l'on observe les risques globaux sous l'angle de leur impact potentiel, les quelque 900 experts ayant participé à l'enquête sur la perception des risques mondiaux ont cité les crises de l'eau comme le plus grand risque auquel le monde sera confronté. Outre ce risque et le conflit entre états, les autres risques importants en termes d'impact sont les suivants: propagation rapide et massive de maladies infectieuses (n°2), armes de destruction massive (n°3) et incapacité à s'adapter au changement climatique (n°5).

Retour de la géopolitique 

En tenant compte des 28 risques globaux étudiés en 2015 et regroupés en cinq catégories (économie, environnement, géopolitique, société et technologie), 2015 se pose comme une année où les risques géopolitiques, grand absents du classement ces cinq dernières années, reviennent sur le devant de la scène. La géopolitique exerçant une influence croissante sur l'économie mondiale, ces risques représentent trois des cinq risques les plus probables et deux des plus potentiellement impactant en 2015. Dans cette catégorie, trois risques se démarquent par leur intensification en termes de probabilité et d’impact potentiel depuis 2014. Il s’agit des risques: conflit entre états avec des conséquences régionales, armes de destruction massive, et attaques terroristes.

Le paysage des risques de 2015 montre également qu'il reste des préoccupations quant à la capacité du monde à résoudre ses problèmes sociétaux les plus urgents, souvent exacerbés par les risques économiques, environnementaux et géopolitiques. En effet, les deux risques avec l’impact potentiel le plus important sont des risques sociétaux.

Il convient également de noter la présence de risques environnementaux plus nombreux que les risques économiques au sommet du classement. Cela est dû à l'évaluation négative des experts, réaffirmée avec encore plus de vigueur, concernant la préparation à relever certains défis, comme les événements climatiques extrêmes et le changement climatique, plutôt qu'au recul des craintes de risques économiques chroniques, tels que le chômage et le sous-emploi ou la crise budgétaire, qui sont restés relativement stables depuis 2014.

Cadence d’innovation

En plus d’évaluer la probabilité et l'impact potentiel de ces 28 risques globaux, le rapport Global Risks 2015 étudie les interactions entre les risques, ainsi que la manière dont ils interagissent avec des tendances pour former le paysage de risque à court et moyen termes. Il propose également une analyse de trois cas spécifiques se démarquant sur les cartes d'interactions: l'interaction entre géopolitique et économie, les risques liés à une urbanisation rapide et incontrôlée dans les pays en développement et un risque sur les nouvelles technologies.

Concernant l'urbanisation, le rapport étudie comment créer au mieux une résilience suffisante pour affronter les défis liés à la gestion du passage rapide et historique du monde d'un mode de vie principalement rural à urbain. « Sans aucun doute, l'urbanisation a amélioré le bien-être social. Mais lorsque les villes se développent trop rapidement, leur vulnérabilité augmente: les pandémies, les pannes de courant ou les attentats sur les sources énergétiques, les systèmes d'alimentation en eau ou de transport et les effets du changement climatique constituent tous des menaces majeures », explique Axel P. Lehmann, responsable du contrôle des risques chez Zurich Insurance Group.

La cadence d'innovation rapide dans le domaine des nouvelles technologies, qui va de la biologie synthétique à l'intelligence artificielle, comporte également des effets sociétaux, économiques et éthiques bien plus profonds. La création d'environnements réglementaires suffisamment souples pour sauvegarder leur développement rapide et permettre la répétition de leurs bénéfices, tout en évitant leur mauvaise utilisation et toute conséquence négative imprévue représente un défi critique pour les décideurs. John Drzik, Président de Global Risk and Specialties chez Marsh, explique: « L'innovation est essentielle pour la prospérité mondiale, mais elle génère de nouveaux risques. Nous devons anticiper les problèmes que les nouvelles technologies vont drainer dans leur sillage et développer des garde-fous et une gouvernance à même de prévenir des désastres pouvant être évités.»

 

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