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La flexibilité devient un critère déterminant dans le choix d’un employeur

Elle fait partie des trois critères principaux pour près de 4 candidats sur 10, indique une enquête de ManpowerGroup. Si la flexibilité peut revêtir des habits très divers et si l’offre de flexibilité en faveur des salariés s’est considérablement élargie au fil des ans, c’est la flexibilité au niveau des horaires qui est la plus demandée, par les hommes tout autant que par les femmes.

ManpowerGroup publie le deuxième volet de son enquête mondiale 2017 consacrée aux préférences et aux comportements des candidats (‘Global Candidate Preferences Survey’). 14.000 candidats en recherche active d’emploi ont été interrogés dans 19 pays sur leurs critères de sélection des entreprises. L’un des enseignements majeurs concerne la flexibilité au travail, citée de manière exponentielle par les répondants, tous pays, sexes et âges confondus.

Les deux facettes de la flexibilité

Pendant longtemps, la présence physique des collaborateurs sur le lieu de travail a longtemps été considérée comme essentielle au bon fonctionnement d’une entreprise. Mais les usages ont considérablement évolué: aujourd’hui, 63% des candidats en recherche active d’emploi considèrent qu’ils n’ont pas besoin d’être assis derrière leur écran, à leur bureau, pour s’acquitter de leur charge de travail.

En permettant l’émergence de la ‘digital workplace’, les avancées technologiques ont complètement changé la donne. La flexibilité est donc devenue un enjeu de taille pour les organisations, et celles-ci sont ainsi de plus en plus nombreuses à proposer une offre complète pour répondre à cette demande de flexibilité. « A côté de la politique salariale, de la gestion des carrières et du développement des compétences, la flexibilité s’est imposée comme un pilier incontournable dans la gestion des ressources humaines, observe Sébastien Delfosse, HR & Legal Director chez ManpowerGroup BeLux. Aujourd’hui, la flexibilité inclut deux volets. Le premier concerne la mise en place de modèles d’organisation du travail qui rendent l’entreprise plus agile – via notamment l’intérim, les heures supplémentaires ou d’autres instruments spécifiques. Le second vise à offrir aux salariés des arrangements autour du temps ou du lieu de travail en répondant de façon innovante aux attentes en matière de mobilité et d’équilibre entre la vie professionnelle la vie privée. »

La flexibilité toujours plus recherchée

Pour 38% des personnes interrogées dans les 19 pays sondés, la flexibilité au travail s’impose plus que jamais comme un critère de décision important dans le choix d’une employeur, derrière la nature de la fonction (53%) et le salaire (59%). Dans certains pays, le facteur « flexibilité » a même progressé de manière impressionnante, à hauteur de 20 à 30%, en un an seulement.

Horaires flexibles, télétravail, congés payés ou sabbatiques, travail en pause (shifts) à la carte, souplesse de travail pour aidants proches,… si la notion de flexibilité recouvre des réalités diverses chez les candidats interrogés, 26% des répondants citent en premier lieu la souplesse en matière d’horaires, suivie de près (22%) par la possibilité de travailler depuis chez soi ou tout autre endroit qu’ils auraient choisi. « On observe une tendance similaire en Belgique, confirme Sébastien Delfosse. Les possibilités liées à la flexibilité sont d’ailleurs l’une des questions les plus fréquemment posées par les candidats lors des entretiens de recrutement aujourd’hui. »

Un critère qui transcende genre, âge et secteur

Autrefois principalement associée au salariat féminin, la flexibilité est en passe de s’affranchir de la question du genre. Dans la plupart des pays sur lesquels porte l’étude, les candidats masculins sont de plus en plus nombreux à citer le facteur « flexibilité » dans leurs critères de choix d’une entreprise. Une progression qui se fait particulièrement remarquable en Australie (40%, +12% par rapport à 2015) ou aux Etats-Unis (43%,+ 7%). Au niveau mondial, ce critère est encore davantage plébiscité par les femmes (55%), contre 45% pour les hommes.

D’une façon plus large, toutes les générations sont concernées. Conscients à 84% que leur carrière ne sera pas linéaire, la majorité des millennials interrogés citent la flexibilité comme un critère prépondérant dans le choix d’une entreprise par rapport à une autre. Chez les baby-boomers (50-65 ans), on note que la flexibilité leur a permis d’adapter leur emploi du temps et de continuer à travailler, parfois à temps partiel, même après l’âge de la retraite. Ils la plébiscitent donc largement. Enfin, si l’enquête met en lumière certaines différences liées au secteur d’activité des personnes interrogées, tous sont concernés par cette demande de plus en plus forte.

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