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La Belgique fait bonne figure au classement de la compétitivité et des talents

La Suisse reste en tête de l'Index mondial sur la compétitivité et les talents publié par l’INSEAD avec Adecco et Tata Communications. Les pays européens sont 15 parmi les 25 premières places. L’étude met en évidence des points communs entre les dix premiers pays qui partagent une caractéristique commune: tous possèdent un système éducatif sophistiqué, qui enseigne les compétences sociales et collaboratives nécessaires au marché du travail actuel.

On relèvera également que les leaders du secteur partagent d’autres particularités:
• un paysage juridique et économique flexible
• des politiques du travail qui allient flexibilité et protection sociale
• une ouverture sur l’extérieur et l’intérieur

Au-delà du classement annuel sur la compétitivité, le rapport de cette année se penche sur la question de la diversité et de la compétitivité. Trois catégories de diversité ont été identifiées: cognitive, identitaire et préférentielle (ou valeur). Le thème de la diversité (collaboration entre personnes aux caractères, aux connaissances, aux expériences et aux idées différentes) a été choisi en raison de son rôle essentiel dans le lien entre les politiques de talent et les stratégies d’innovation. Mettre l’accent sur la diversité démographique favorise une évolution durable et innovante, et permet aux organisations de conserver, mais aussi de développer, leurs talents. Toutefois, le rapport note que la diversité a un coût: les individus ne sont pas toujours formés à collaborer avec des personnes qu’ils jugent différentes.

L’édition 2018 du GTCI comprend 68 critères (65 en 2017). Il couvre 119 pays et 90 villes (contre 118 et 46 en 2017). Cette année encore, le classement du GTCI est largement dominé par les pays développés à hauts revenus.

  • La Suisse conserve sa première place, suivie par Singapour et les États-Unis.
  • Les pays européens dominent le classement du GTCI; ils sont 15 parmi les 25 premières places.
  • En dehors de l’Europe, les meilleures performances sont à chercher du côté de l’Australie (11e), de la Nouvelle-Zélande (12e), du Canada (15e), des Émirats Arabes Unis (17e) et du Japon (20e) par exemple.
  • L’Amérique latine réalise de bonnes performances dans le domaine de la formation des femmes (l’Argentine occupe la 5e place de ce critère).
  • Les efforts dans le secteur de l’éducation (en PIB par habitant) sont particulièrement importants en Afrique (Botwsana 1er, Lesotho 2e et Sénégal 5e), ce qui prouve que les problèmes ont été correctement identifiés dans la région. Néanmoins, ces investissements pourraient encore gagner en efficacité.

La Belgique se classe 9e pour le pilier « Former », sa meilleure performance parmi les six piliers. « La qualité de son enseignement professionnel, de ses universités et de ses écoles de gestion fait de la Belgique un pays où foisonnent les talents », se réjouit Nico Reeskens, Country Manager de The Adecco Group en Belgique. De plus, la Belgique s’est fortement améliorée dans le pilier concernant les compétences techniques et professionnelles. Elle fait un bond de neuf places par rapport à 2017 et prend la 9e place dans ce pilier, notamment grâce à ses efforts à rendre plus facile la recherche d’employés qualifiés et au développement de compétences en secondaires. Par rapport à 2017, la Belgique améliore son score dans quatre piliers (« Attirer », « Fidéliser », « Compétences techniques et professionnels » et « Connaissance générale »). En revanche, notre pays présente des lacunes en matière de relations entre les entreprises et le gouvernement (82e), du pourcentage des travailleurs ayant un diplôme du secondaire (46e) et de performance environnementale (40e).

Huit des 10 premières villes sont situées en Europe et les deux autres aux États-Unis. Les villes les plus performantes ont des points communs. Comme dans le cas des pays, au fil du temps, un haut niveau de PIB permet une meilleure pénétration de la technologie et crée un écosystème favorable à l’éducation, l’économie, la santé et aux infrastructures. Ce cercle vertueux améliore la compétitivité des talents. En outre, les universités les mieux classées attirent des enseignants et des chercheurs de qualité, ce qui leur permet de lancer sur le marché du travail des talents encore plus qualifiés. L’énergie et l’innovation des leaders locaux (y compris les bourgmestres et les agences de talents) peuvent également jouer un rôle significatif. L’impact de réseaux d’information denses et efficaces est particulièrement important lorsqu’il s’agit d’attirer et de conserver des talents, comme en témoigne la performance des "villes intelligentes" comme Singapour, Dubai, Abou Dhabi ou Doha. En Belgique, une ville se classe dans le top 10. Il s’agit de Bruxelles, qui occupe la 10e position.

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