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Fortes variations dans la perception de la mobilité

Le travailleur belge est mobile, prêt à changer d’emploi ou de fonction: près d’un sur deux estime qu’il peut facilement trouver un meilleur job. De là à penser que c’est facile, il y a une marge, qui augmente avec l’âge, indique une étude de Randstad.


Les travailleurs belges ne sont pas si nombreux à penser qu’ils peuvent évoluer facilement sur le plan professionnel. Seul un tiers d’entre eux (36%) pense pouvoir changer rapidement de fonction au sein de leur entreprise. Quant à trouver un meilleur job chez un autre employeur, ils sont un peu plus confiants puisque près d’un salarié sur deux (48%) y croit.

Assez logiquement, l’ancienneté joue un rôle en ce qui concerne la promotion interne: plus elle est élevée, plus le salarié croit en ses chances d’obtenir une autre fonction. En revanche, les femmes sont moins optimistes que les hommes. Elles ne sont que 29% à y croire, contre 43% pour leurs collègues masculins.
L’âge, lui, ne joue aucun rôle sur ce plan. Mais il est déterminant sur celui de la mobilité externe. Les 25-29 ans sont 62% à penser qu’ils trouveraient facilement un nouvel emploi. Plus l’âge augmente, plus ce pourcentage décroit: les plus de 50 ans ne sont que 25% à le croire. L’ancienneté est également une variable clé. Plus elle est élevée au sein d’une même entreprise, moins le travailleur croit en ses chances sur le marché externe du travail. Cela vaut également pour l’ancienneté dans une même fonction.

L’autre critère qui exerce une influence en matière de mobilité, c’est le niveau de formation. Bizarrement, l’enquête révèle que plus leur degré de qualification est élevé, moins les travailleurs sont convaincus des possibilités de changer de fonction. Ainsi, seuls 32% des titulaires d’un master pensent qu’ils pourraient facilement trouver une autre fonction au sein de leur entreprise, contre 41% des travailleurs disposant d’un diplôme de l’enseignement secondaire inférieur. Cela s’explique-t-il par le fait que la marge de progression est plus grande si le niveau de qualification est plus faible?, interroge Randstad. Pour la mobilité externe, c’est l’inverse: les bacheliers et titulaires d’un master croient davantage en leurs chances sur le marché du travail que les personnes moins qualifiées.

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