< Retour au sommaire

Faut-il être bilingue pour travailler en Wallonie?

La réponse à cette question mérite d’être nuancée, nous dit le Forem. Même si, globalement, 80% des offres connues de l’institution n’indiquent pas la connaissance d’une autre langue que le français, la situation est très variable selon le niveau d’étude, la fonction recherchée ou la situation géographique. La connaissance d’une ou plusieurs langues reste néanmoins un atout indéniable pour décrocher un emploi.

Environ 20% des offres requièrent la pratique d’au moins une autre langue que le français, 4,5% demandent deux langues et 0,5% trois langues. Les exigences en langues semblent toucher davantage les niveaux supérieurs d’enseignement. Ainsi, 36% des opportunités d’emploi recherchant des personnes diplômées du supérieur demandent l’usage d’au moins une langue étrangère.

Parmi les entreprises qui recherchent des compétences linguistiques, la connaissance du néerlandais reste un atout important pour décrocher un emploi. Néanmoins, d’année en année, la connaissance de l’anglais devient également primordiale. 40% des offres pour cadres requièrent la connaissance du néerlandais et/ou de l’anglais. Dans l’informatique, les exigences en langues sont importantes et la maîtrise de l’anglais est indispensable. L’anglais et le néerlandais sont également demandés pour les métiers de la formation continue et de la communication.

Dans certains métiers, le nombre de demandeurs d’emploi parlant les langues recherchées paraît insuffisant pour répondre aux besoins des entreprises. C’est le cas des cadres commerciaux; du personnel de la mécanique, de l’électricité et de l’électromécanique; de la maîtrise industrielle; des cadres techniques de l’industrie; des agents de maitrise et techniciens hors industries.

Le Forem a également examiné les compétences linguistiques des demandeurs d’emploi: à peine 25% ont des connaissances en anglais, 11% en néerlandais, et 2,4% en allemand. Les connaissances en langues semblent varier en fonction du lieu de résidence des demandeurs d’emploi. La proximité avec Bruxelles explique probablement que davantage de demandeurs d’emploi maitrisent au moins une des 3 langues dans le Brabant wallon. La proximité avec un autre pays (Luxembourg et Allemagne) peut justifier les tendances pour le bassin du Luxembourg et de Liège.

Le nombre d’offres d’emploi en Flandre est très important et certaines régions peinent à trouver les candidats. le Forem encourage donc la mobilité des demandeurs d’emploi wallons vers la Flandre. En dehors d’une grande motivation et d’une certaine mobilité, maitriser le néerlandais permet d’accéder à un grand nombre d’emploi en Flandre. Néanmoins, certaines offres n’exigent pas forcément une bonne connaissance du néerlandais (opérateur de production par exemple). Pour encourager la mobilité des demandeurs d’emploi, le Forem informe et prépare les candidats potentiels pour postuler en Flandre: séances d’information collectives sur le marché de l’emploi en Flandre, soutien à l’inscription sur le site du VDAB, à la rédaction d’un CV ou lettre de motivation, préparation à un entretien d’embauche, etc.

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages