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Deux tiers des entreprises prévoient un changement de leur modèle d’affaires d’ici 2020

C’est ce que révèle une étude récente publiée par KPMG dans notre pays. Ce constat concerne plus particulièrement le secteur Information, communication et événementiel (ICE), l’automobile, les banques et assurances ainsi que le secteur public et des soins de santé. L’étude met en exergue les limites de plus en plus floues entre les différents secteurs.

KPMG en Belgique et le bureau d’études de marché TNS ont demandé à 201 entreprises situées en Belgique dans quelle mesure leur modèle d’affaires changera d’ici 2020: 12 % des 201 entreprises interrogées envisagent un changement total et 55% un changement raisonnable. L’étude montre une nette distinction entre les différents secteurs: l’ICE (88%), le secteur automobile (83%) et le secteur des banques & assurances (78%) envisagent le plus grand changement. L’industrie (54%), le transport et la logistique (59%) et FMCG ou les produits de grande consommation (60%) prévoient le moins de changements au cours des cinq prochaines années.

Le moteur du changement est, selon plus de 80% des entreprises belges, la croissance de la pression tant des coûts (80,6%) que de l’innovation (83,6%). Le secteur automobile s’attend à la plus grande pression, tant des coûts que de l’innovation, et est suivi à distance par les produits de grande consommation (FMCG), les banques et assurances, et le secteur public et les soins de santé. 63% des entreprises interrogées craignent la concurrence d’autres secteurs. Les plus touchées sont les banques et assurances, où 100% des personnes interrogées la redoutent. Le secteur industriel (72%) et l’industrie chimique (68%) suivent à bonne distance.

Facteurs humains

Le nombre d’entreprises entrevoyant des opportunités au-delà des limites du secteur est encore plus grand que le nombre d’entreprises redoutant la concurrence d’autres secteurs: 72%. En tête, le secteur de l’ICE avec 100%, mais le secteur chimique présente également un score élevé (91%). La plus faible volonté de sortir hors de son propre secteur se remarque dans les secteurs de l’énergie (54%) et des FMCG (50%). L’étude de KPMG montre que le « secteur public et des soins de santé » se considère comme un secteur peu attractif. Les autres secteurs pensent tout à fait le contraire, puisqu’ils considèrent le « secteur public et des soins de santé » – ainsi, par ailleurs, que le transport et la logistique – comme les secteurs les plus intéressants pour une expansion.

Les répondants voient comme principaux facteurs de succès: le leadership, la formation, les ressources humaines, la mobilité et la stabilité politico-économique. Pour un pays orienté vers l’exportation comme la Belgique, le facteur « accès au marché mondial » obtient un score très bas: seuls les secteurs chimiques et de l’automobile en sont demandeurs. Plus bas encore, nous trouvons des éléments qui changent et globalisent fondamentalement le monde des affaires: l’Internet des objets, les nouveaux canaux de vente et la production personnalisée. Il semble que de nombreuses entreprises doivent encore affiner leur perception pour acquérir l’esprit d’entreprise nécessaire dans un monde globalisé. Par ailleurs, les résultats ne sont pas significativement différents pour les entreprises familiales.

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