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De l’optimisme au-delà des incertitudes et défis économiques actuels

Même si le FMI a baissé ses prévisions de croissance mondiale de 3,8% à 3,6% pour l’année 2016, plus d’une entreprise sur trois à travers le monde se dit optimiste quant à la situation économique de son pays et à l’évolution de ses activités. Les Etats-Unis, bien que dans le haut du classement, représentent la plus forte « chute d’optimisme » des entreprises interrogées.

Le contexte économique mondial s’étant complexifié au cours de l’année 2015 (ralentissement de l'économie chinoise, volatilité du marché boursier, baisse des prix des produits dits de base), le FMI a abaissé ses prévisions de croissance mondiale de 3,8% à 3,6% pour l’année 2016. Cependant, malgré ces incertitudes économiques, les données extraites du rapport IBR de Grant Thornton révèlent que 36% des entreprises se déclarent optimistes quant à la situation économique de leur pays (chiffre en légère hausse par rapport à l’an passé: 35%) et quant aux perspectives de croissance et d’évolution de leurs activités: 44% d’entre elles anticipant une progression de leur chiffre d’affaires en 2016. Cette étude International Business Report annuelle intitulée « The Global Economy in 2016 » a été réalisée à partir d’un sondage mené auprès de 10.000 dirigeants d’entreprise, dans 36 pays.

Les dirigeants d’entreprise des pays développés témoignent d’une grande confiance envers les perspectives économiques de leur pays: l'Irlande (88%), le Royaume-Uni (73%), les Pays-Bas (68%), les États-Unis (50%), l'Espagne (49%) et l'Australie (46%), font preuve d’optimisme. Ce chiffre atteint 38% pour ce qui concerne les entreprises de l’Union Européenne qui choisissent d’aller de l’avant et de faire face à de nombreux défis, tels que la menace de la déflation, les actes récents de terrorisme et l’éventuelle sortie du Royaume-Uni ou de la Grèce de son ensemble économique. Les Etats-Unis, bien que dans le haut du classement, représentent la plus forte « chute d’optimisme » des entreprises interrogées (- 24 points). Ce recul s’explique notamment par la hausse du dollar, le changement de position de la Réserve fédérale quant aux taux d’intérêts, la chute des exportations et la perspective d’un changement de gouvernement à venir.

Dans le bas du classement l’on retrouve les économies fortement dépendantes des matières premières telles que le Brésil (-12%), la Malaisie (-14%) et l'Afrique du Sud (-24%), ayant subi les effets de la chute des prix de vente de leurs exportations. Anticipant un regain de croissance en 2016 et bien que les montants soient inférieurs aux années passées du fait de l’influence des marchés émergents, les entreprises continuent d’investir à l’échelle mondiale: 22% dans les domaines de la recherche et du développement, 17% en construction et 30% pour ce qui concerne les machines et équipements.

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