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Culture du risque dans nos organisations: peut mieux faire!

Plus de sept entreprises sur dix indiquent qu’elles font du management du risque, d’une manière ou d’une autre, révèle une enquête de KPMG. Il reste pourtant certaines lacunes, d’après les auteurs: les organisations font l’usage de beaucoup trop peu de données et de technologie dans la gestion des risques, et une véritable culture du risque n’a pas encore été pleinement établie.

Les entreprises et autres organisations sont confrontées à divers types de risque: les incertitudes (géo)politiques et économiques, les développements technologiques, l’évolution des lois et réglementations, les modèles d’affaires perturbateurs, la violation des données, les cyber-attaques, etc. Les entreprises qui réussissent doivent faire face à ces risques, mais, pour une croissance durable, une gestion des risques bien structurée est cruciale. « Lorsqu’une organisation élabore des objectifs et une stratégie, elle indique clairement dans quelle direction elle souhaite aller. Dans la réalité, tout ne se passe pas entièrement comme prévu: il y a toujours des obstacles. La gestion des risques entend identifier ces obstacles potentiels, les gérer lorsqu’ils surviennent et même les anticiper », observe Els Hostyn, associée de KPMG Belgique.

Code belge 2020

De nombreux conseils d’administration et directions élaborent un programme de gestion des risques. Ce qui est également de plus en plus pratiqué en politique et vie sociale. Ainsi, le nouveau projet de Code belge de gouvernance d’entreprise 2020 (lancé en décembre 2017) souligne que la gestion des risques est cruciale pour les organisations qui souhaitent atteindre leurs objectifs à long terme. Le risque et la performance sont ici clairement liés. Une enquête de KPMG auprès de plus de 100 organisations belges montre que 71% des répondants sont actuellement impliqués dans la gestion des risques; 26% ne pratiquent aucun management du risque et 3% ne savent pas.

L’étude de KPMG montre encore qu’une entreprise sur trois a un comité spécial chargé de débattre de la question du risque. Près d’une sur deux a nommé un Chief Risk Officer pour superviser le programme ou le processus de gestion des risques. L’utilisation des données et de la technologie (seulement 27%) et l’établissement d’une culture du risque (seulement 46%) au sein d’une organisation sont insuffisamment développés. Les trois grandes priorités sur le plan des risques, dans les années à venir, sont: le renforcement de la culture du risque, la prise en compte de nouveaux risques et faire face à l’augmentation de lois et réglementations. Plus de 50% des répondants déclarent qu’un programme de gestion des risques leur permet de développer des contrôles internes basés sur les risques, d’améliorer le rôle de contrôle du conseil d’administration et de renforcer la bonne gouvernance. Les obstacles et défis les plus courants lors de la mise en œuvre de la gestion des risques sont le manque de fonds (35%) et le fait que les organisations pensent avoir des priorités autres que la gestion des risques (33%).

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