< Retour au sommaire

Comment les jeunes Wallons sortis de l’enseignement en 2016 s’insèrent-ils à l’emploi?

Cette question a été étudiée par le service Veille, analyse et prospective du marché de l’emploi du Forem. Le taux global d’insertion ne cesse de progresser depuis cinq ans pour atteindre, en 2016, un niveau même supérieur à celui des années 2009 et 2010. Quant au délai d’insertion, il se réduit légèrement, avec 64 jours en moyenne avant la première occupation contre 67 jours en 2015.

Le taux moyen d’insertion à l’emploi après six mois des jeunes demandeurs d’emploi sortis de l’enseignement est en hausse, pour la troisième année consécutive: 58,2% en 2016 contre 56,9% en 2015 et 54,4% en 2014. Les études qui enregistrent le meilleur taux d’insertion sont, dans l’ordre: le bac (77%), le contrat d’apprentissage (alternance) (65%) et le master (59%).

En 2016, l’ensemble des niveaux d’études connaissent une hausse du taux d’insertion. Le taux d’insertion des diplômés du secondaire du 2ème degré est celui qui progresse le plus entre 2015 et 2016 (+ 4,3 points de pourcent). Viennent ensuite les diplômés de l’apprentissage (+ 3,7 p.p.), du primaire et secondaire de base (+ 2,8 p.p.) et du secondaire du 3ème degré (+ 2,5 p.p.). La variation du taux d’insertion de l’apprentissage s’explique en partie par le faible effectif des demandeurs d’emploi de cette filière (393 personnes) et le fait que le taux de 2015 était relativement bas en comparaison aux autres années.

L’embellie du taux d’insertion à six mois vient souligner la baisse du taux de demande d’emploi des personnes de moins de 25 ans en Wallonie amorcée au second semestre 2013 et confirmée depuis. Il existe un faisceau de facteurs en lien avec cette évolution. Avant toute chose, Le Forem rappelle que ce public fait l’objet de divers dispositifs et mesures visant à stimuler l’insertion sur le marché de l’emploi (accompagnement individualisé spécifique, Activa start, stage de transition professionnelle, garantie pour la jeunesse, etc.). Par ailleurs, l’embellie conjoncturelle constatée depuis 2014, la reprise de l’activité intérimaire (secteur pourvoyeur d’emploi pour les jeunes) mais aussi l’impact des récentes modifications législatives interviennent également.

Quatre secteurs semblent être particulièrement recruteurs du public des jeunes demandeurs d’emploi: il s’agit du commerce, de l’hébergement et la restauration, des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de service administratif et de soutien (qui reprennent notamment l’activité des agences d’intérim). D’autres secteurs comme la construction, l’administration, l’industrie manufacturière, l’enseignement ainsi que la santé et l’action sociale représentent également un potentiel d’emploi pour les jeunes. Plus d’un jeune sur quatre a connu un premier mouvement vers le marché de l’emploi via l’intérim.

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages