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Chief Happiness Officer: un simple appât marketing?

Alors que ce rôle est très médiatisé, le nombre d’emplois publiés reste faible, malgré une multiplication par six des offres de Chief Happiness Officer en 2016 par rapport à 2015, indique une étude du méta-moteur de recherche Joblift. Sa conclusion: si l’intitulé ne semble pas n’être qu’un buzzword, le poste est confié dans 38% des cas… à des stagiaires.

En 2016, Joblift - un méta-moteur de recherche mettant actuellement en ligne plus d’un million d’offres d’emploi en France et en Allemagne et qui travaille avec une centaine de sites partenaires - a compté 69 offres avec l’intitulé de poste Chief Happiness Officer et 124 offres de postes dont une des responsabilités est le management du bonheur des collaborateurs, soit un chiffre presque six fois plus élevé qu’en 2015. Les employeurs ont en commun de rechercher des candidats capables de transmettre les valeurs et la culture d’entreprise à travers leurs actions.

Néanmoins, les entreprises ne comprennent pas le rôle de la même manière. La majorité (60%) des postes de Happiness Manager sont liés aux postes d’Office Manager, d’Assistant de direction, voire aux Services Généraux, et les missions se limitent aux tâches administratives. Dans 23% des cas, la responsabilité du bonheur au bureau est confiée aux services Marketing et Communication, et 17% des annonces intègrent ce rôle auprès de leurs responsables RH, lui donnant donc une importance dans le développement des talents internes. Par ailleurs, pour 38% des offres publiées, le rôle de Happiness Officer est délégué aux stagiaires, soit sept points de moins qu’en 2015, ce qui peut indiquer un investissement plus important dans le poste, pour les entreprises concernées.

Véritable conviction?

Même si le poste est né en startups, le Happiness Officer ne se limite pas uniquement à ces dernières (53%). Le bonheur au travail améliorerait la productivité (selon une étude de l’Université de Warwick, 2014) et un environnement de travail agréable participerait à la fidélisation des générations Y et Z. Les PME (28%) et les grandes entreprises (18%) souhaitant rester à la pointe s’y intéressent donc également. Parmi les annonces analysées employant le terme de Chief Happiness Officer, on distingue deux types de tons: les annonces factuelles et objectives qui placent le mot-clé dans la liste des missions (42%), et les annonces plus émotionnelles (58%), mettant l’accent sur les qualités demandées et les valeurs d’entreprise. Le premier type peut laisser supposer que, dans certains cas, le Chief Happiness Officer est un élément utilisé pour mieux vendre le poste, plutôt que le résultat d’une décision d’améliorer le cadre de vie de travail.

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